Évaluations médicales préembauche pour les employeurs
Des décisions d’embauche fondées sur les exigences réelles du poste, dans le respect des droits des personnes candidates.
La Clinique IPS du Palais réalise des évaluations adaptées aux exigences réelles du poste afin d’aider l’employeur à déterminer si la personne candidate est en mesure d’accomplir les tâches essentielles de façon sécuritaire.
Une évaluation bien encadrée vous donne l’information utile à votre décision, sans vous exposer à des renseignements de santé dont vous n’avez pas besoin.
Une évaluation encadrée par un professionnel de la santé répond à quatre besoins concrets de l’employeur.
Assigner des tâches de façon sécuritaire
La loi oblige l’employeur à prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique et psychique du travailleur6. Avant l’embauche, l’évaluation vérifie si la personne peut accomplir les tâches essentielles du poste sans danger pour elle ou pour les autres.
Décider sur des critères objectifs
La Charte québécoise considère comme non discriminatoire une distinction fondée sur les aptitudes ou qualités requises par un emploi1. Encore faut-il que l’exigence soit réelle et évaluée sur des données médicales objectives2 : c’est le rôle de l’évaluation.
Moins de renseignements sensibles à gérer
Une entreprise ne doit recueillir que les renseignements personnels nécessaires, et les renseignements de santé sont considérés comme sensibles5. En recevant une conclusion d’aptitude plutôt qu’un dossier médical, vous avez moins d’information délicate à protéger.
Un rapport directement utilisable
Le rapport est adapté au mandat de l’employeur. Il indique si la personne peut occuper le poste, avec quelles limitations, ou si un accommodement doit être envisagé.
Une bonne évaluation préembauche protège à la fois l’employeur et la personne candidate.
Le cadre légal
Ce que la loi permet au Québec
Au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne interdit de demander, dans un formulaire de demande d’emploi ou lors d’une entrevue, des renseignements sur les motifs de discrimination qu’elle énumère, dont le handicap, sauf s’ils sont utiles pour vérifier les aptitudes ou qualités requises par l’emploi (article 20) ou pour appliquer un programme d’accès à l’égalité1.
Selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, les questions et examens doivent être rationnellement liés à l’exécution du travail et reposer sur des données objectives, scientifiques et médicales sérieuses plutôt que sur des perceptions2.
Un risque invoqué pour écarter une personne doit être probable : un risque hypothétique, minime ou négligeable ne suffit pas3.
En pratique, une évaluation conforme :
Part des tâches essentielles et des risques réels du poste.
Pose seulement des questions liées à ces exigences, sans questions ouvertes sur l’ensemble de la santé2.
Est adaptée à chaque poste plutôt qu’identique pour tous7.
Transmet à l’employeur seulement l’information pertinente aux aptitudes3.
Repose sur le consentement exprès de la personne pour la communication de ses renseignements de santé5.
Votre protection
Comment l’évaluation vous protège
Ce que la jurisprudence rappelle
En 2015, le Tribunal des droits de la personne a condamné un employeur, Bathium Canada, à verser 2 000 $ en dommages moraux. La clinique à laquelle il avait confié l’examen préembauche lui avait transmis des renseignements médicaux superflus, et le Tribunal lui a reproché un manque de vigilance dans l’octroi de ce mandat4.
Le choix du fournisseur et la façon dont le mandat est rédigé comptent autant que l’examen lui-même.
Un mandat qui limite ce qui vous est transmis
Dans le cadre d’une évaluation préembauche, seuls les renseignements prévus par le mandat, pertinents pour les exigences du poste et pouvant légalement être communiqués sont transmis, conformément au consentement obtenu.
L’employeur ne reçoit pas le dossier médical de la personne évaluée.
Des déclarations complètes et éclairées
Dans une décision arbitrale de 2019 (Société de transport de l’Outaouais), le congédiement d’un chauffeur qui avait omis de déclarer des troubles du sommeil et d’autres problèmes de santé dans un questionnaire préembauche a été maintenu. L’analyse publiée par l’Ordre des CRHA insiste sur un point : le questionnaire doit lui-même respecter la loi7.
L’accommodement fait partie de l’analyse
Refuser un emploi alors qu’un accommodement raisonnable aurait été possible peut constituer de la discrimination fondée sur le handicap3. Une conclusion « acceptation conditionnelle à un accommodement » vous aide à examiner cette possibilité avant de décider.
L’évaluation
Ce que peut comprendre l’évaluation
Selon les besoins du poste et le mandat établi, l’évaluation peut comprendre :
Un questionnaire de santé lié aux fonctions du poste.
Une évaluation clinique.
La prise des signes vitaux.
Une évaluation de la vision ou de l’audition.
Une spirométrie.
Un électrocardiogramme.
Certains examens ou analyses complémentaires.
La préparation d’un rapport adapté au mandat de l’employeur.
Les examens demandés doivent être pertinents pour les tâches et les risques associés au poste.
La démarche
Comment se déroule un mandat préembauche?
1
Analyse de vos besoins
Nous discutons de votre organisation, des postes visés, de leurs tâches essentielles et des risques associés.
2
Proposition personnalisée
Nous préparons une offre précisant le contenu de l’évaluation pour chaque poste, les modalités et la facturation.
3
Évaluation de la personne candidate
L’évaluation porte seulement sur les éléments prévus au mandat, avec le consentement de la personne.
4
Rapport à l’employeur
Vous recevez une conclusion sur l’aptitude au poste, adaptée au mandat, sans diagnostic ni dossier médical.
Bonnes pratiques
Votre liste de vérification d’employeur
Ces pratiques découlent des publications de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et d’un article publié par l’Ordre des CRHA2, 3, 5, 7.
Elles sont fournies à titre informatif. Pour votre politique d’embauche, un article publié par l’Ordre des CRHA recommande de valider vos questionnaires avec un conseiller juridique7.
Décrire les tâches essentielles de chaque poste avant l’évaluation.
Ne poser aucune question de santé dans le formulaire de demande d’emploi ni en entrevue, sauf si elle est utile pour vérifier une aptitude requise par l’emploi.
Déterminer à l’avance à quelles fins les renseignements sont recueillis.
Demander uniquement les renseignements nécessaires à la décision.
Protéger les rapports reçus par des mesures de sécurité adaptées à leur caractère sensible.
Examiner la possibilité d’un accommodement lorsque des limitations sont indiquées.
Questions fréquentes
Vos questions sur l’évaluation préembauche
Doit-on faire une offre d’emploi conditionnelle avant l’examen?
La Commission des droits de la personne a longtemps recommandé que l’examen ait lieu après une offre d’embauche conditionnelle3. En 2015, le Tribunal des droits de la personne a jugé que ce n’était pas obligatoire, à condition que seuls les renseignements médicaux pertinents et nécessaires au poste soient demandés4.
L’employeur reçoit-il le diagnostic ou le dossier médical?
Non. Le dossier médical demeure confidentiel. L’employeur reçoit une conclusion sur l’aptitude au poste et, s’il y a lieu, les limitations pertinentes ou le besoin d’accommodement.
Peut-on utiliser le même questionnaire pour tous les postes?
Ce n’est pas recommandé. Les questions doivent être liées aux aptitudes essentielles de chaque poste; un article publié par l’Ordre des CRHA conseille d’adapter le questionnaire au poste et d’y joindre une description détaillée des tâches7.
Que se passe-t-il si la personne a des limitations?
Des limitations ne signifient pas automatiquement un refus. Le rapport peut conclure à une acceptation malgré des limitations ou à une acceptation conditionnelle à un accommodement3. L’employeur doit alors examiner si un accommodement raisonnable est possible.
La personne candidate peut-elle consulter l’évaluation?
Selon la Commission des droits de la personne, la Commission d’accès à l’information a reconnu le droit d’accès d’un candidat refusé à son évaluation médicale préembauche3.
Combien coûtent les évaluations?
Les services aux entreprises sont offerts sur soumission afin de tenir compte des postes visés, du contenu de l’évaluation et du volume de chaque organisation.
Structurons vos évaluations préembauche
Parlez-nous de vos postes, de leurs exigences et de votre volume d’embauche. Nous vous préparerons une proposition adaptée à votre organisation.
Les services aux entreprises sont offerts sur soumission.
Québec. Charte des droits et libertés de la personne, RLRQ, c. C-12, art. 10, 16, 18.1 et 20 (à jour au 10 juin 2026), consultée le 28 septembre 2026. legisquebec.gouv.qc.ca
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). L’application et l’interprétation de l’article 18.1 de la Charte des droits et libertés de la personne, février 2016, consulté le 28 septembre 2026. cdpdj.qc.ca (PDF)
Carpentier, Daniel, Commission des droits de la personne du Québec. Les examens médicaux en emploi, juin 1998, consulté le 28 septembre 2026. cdpdj.qc.ca (PDF)
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Bathium Canada inc., 2015 QCTDP 13; résumé par Borden Ladner Gervais, juillet 2016, et page « Embauche et préembauche » de la CDPDJ, consultés le 28 septembre 2026. blg.com — cdpdj.qc.ca
Québec. Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, RLRQ, c. P-39.1, art. 4, 5, 10, 12 et 13, consultée le 28 septembre 2026. legisquebec.gouv.qc.ca
Québec. Loi sur la santé et la sécurité du travail, RLRQ, c. S-2.1, art. 51, consultée le 28 septembre 2026. legisquebec.gouv.qc.ca
Desrosiers, Philippe. « Le questionnaire médical préembauche démythifié », Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), 4 mars 2020, consulté le 28 septembre 2026. carrefourrh.org
Les renseignements de cette page sont fournis à titre informatif et ne constituent pas un avis juridique. Pour votre situation particulière, consultez un conseiller juridique ou un conseiller en ressources humaines agréé.