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MPOC : symptômes, dépistage et suivi à Saint-Hyacinthe

Essoufflement qui augmente avec les années, toux persistante, expectorations ou diminution de la capacité à l’effort? Ces symptômes peuvent notamment être associés à une maladie pulmonaire obstructive chronique, appelée MPOC.

À la Clinique IPS du Palais à Saint-Hyacinthe, notre équipe peut vous accompagner dans l’évaluation de symptômes respiratoires, le suivi d’une MPOC connue, l’enseignement entourant vos inhalateurs et la réalisation d’une spirométrie lorsque celle-ci est indiquée.

Comprendre

Qu’est-ce que la MPOC?

La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) est une maladie respiratoire chronique qui entraîne une obstruction persistante des voies respiratoires.1

Avec le temps, la circulation de l’air dans les poumons devient plus difficile.

La maladie peut évoluer progressivement, ce qui explique pourquoi certaines personnes s’habituent à leur essoufflement et adaptent leurs activités sans nécessairement réaliser que leur capacité respiratoire diminue.

La MPOC regroupe notamment :

  • la bronchite chronique;
  • l’emphysème.

Lorsqu’ils sont associés à une obstruction des bronches.1

Les symptômes possibles

Quels sont les symptômes possibles?

Les symptômes peuvent varier selon les personnes et l’évolution de la maladie. Parmi les manifestations fréquentes :1

Essoufflement

Toux chronique

Production régulière de crachats

Diminution de la tolérance à l’effort

Respiration sifflante chez certaines personnes

Plus de difficulté à respirer qu’auparavant

Au début, l’essoufflement peut principalement apparaître lors d’efforts plus importants. Avec l’évolution de la maladie, des activités auparavant faciles peuvent devenir plus difficiles.

Au quotidien

La MPOC n’est pas simplement « être essoufflé en vieillissant »

Une diminution progressive de la capacité respiratoire ne devrait pas automatiquement être attribuée au vieillissement.

Une personne qui adapte constamment ses activités parce qu’elle manque de souffle peut parfois ne pas réaliser l’importance de ses symptômes.

Il peut être pertinent de consulter lorsqu’un essoufflement devient nouveau, progressivement plus important, disproportionné par rapport à l’effort ou limitant dans les activités quotidiennes.

Certaines personnes remarquent des difficultés pour :

  • monter un escalier;
  • marcher rapidement;
  • transporter des sacs;
  • effectuer des travaux physiques;
  • suivre le rythme d’autres personnes du même âge.

La MPOC au Québec

La MPOC est une maladie fréquente au Québec. Selon les données les plus récentes de l’Institut national de santé publique du Québec (2024-2025), plus d’un demi-million de personnes vivent avec une MPOC.3

Sa fréquence augmente avec l’âge : elle touche un peu moins du quart des personnes de 75 ans et plus.3

La MPOC peut également être sous-diagnostiquée, puisque ses symptômes peuvent évoluer lentement pendant plusieurs années.

Une MPOC peut-elle évoluer sans qu’on s’en rende compte?

Oui. La progression peut être lente.

Une personne peut progressivement :

  • marcher moins rapidement;
  • éviter les escaliers;
  • réduire ses activités;
  • prendre davantage de pauses;
  • éviter certains efforts.

Ces adaptations peuvent parfois masquer une diminution réelle de la capacité respiratoire. C’est pourquoi il est pertinent d’en parler lors d’une consultation.

Les facteurs de risque

Quels sont les principaux facteurs de risque?

Tabagisme

Le tabagisme constitue l’un des principaux facteurs associés au développement de la MPOC.1 Le risque augmente notamment avec l’importance et la durée de l’exposition au tabac.

Une personne qui a cessé de fumer peut néanmoins avoir développé une MPOC en raison de ses expositions antérieures.

Fumée secondaire et autres substances inhalées

Une exposition répétée à des substances irritantes peut également contribuer aux problèmes respiratoires : fumée secondaire, poussières, vapeurs, fumées ou certains produits chimiques.

Expositions professionnelles

Certaines professions peuvent exposer les travailleurs pendant plusieurs années à des poussières, fumées, gaz ou substances irritantes.1 Les antécédents professionnels font donc partie des éléments pouvant être discutés lors d’une évaluation respiratoire.

Pollution de l’air

Les personnes atteintes d’une maladie respiratoire chronique peuvent être plus sensibles aux épisodes de mauvaise qualité de l’air.4

Au Québec, la fumée provenant notamment des feux de forêt et les épisodes de smog peuvent contribuer à augmenter certains symptômes respiratoires.4

L’évaluation

Comment évalue-t-on une possible MPOC?

L’évaluation commence par l’histoire des symptômes et des facteurs de risque. Un examen clinique peut ensuite compléter l’évaluation.

Lorsque la MPOC est soupçonnée, la spirométrie joue un rôle central dans la confirmation du diagnostic.1

Le professionnel peut notamment rechercher :

  • la présence d’essoufflement;
  • une toux persistante;
  • la production de crachats;
  • une diminution de la capacité physique;
  • des épisodes répétés d’infection ou d’aggravation respiratoire;
  • le tabagisme actuel ou antérieur;
  • l’exposition à la fumée secondaire;
  • les expositions professionnelles;
  • les traitements respiratoires déjà utilisés;
  • les autres problèmes de santé.

Examen de la fonction respiratoire

La spirométrie et la MPOC

Pour l’évaluation d’une possible MPOC, une spirométrie peut être effectuée avant et après l’administration d’un bronchodilatateur. Les résultats permettent au professionnel d’évaluer s’il existe une obstruction persistante des voies respiratoires.1

Nous offrons la spirométrie à Saint-Hyacinthe parmi nos examens diagnostiques.

  • VolumeLe volume d’air qu’une personne peut expirer.
  • Première secondeLa quantité d’air expirée pendant la première seconde (VEMS).
  • VitesseLa vitesse à laquelle l’air quitte les poumons.

Pourquoi les symptômes seuls ne suffisent-ils pas?

Un essoufflement, une toux ou une respiration sifflante peuvent avoir plusieurs causes : maladies respiratoires, cardiovasculaires, infectieuses ou d’autres conditions.

La présence de symptômes et d’antécédents de tabagisme ne suffit donc pas à elle seule à confirmer une MPOC.

Lorsque la MPOC est suspectée, la spirométrie permet d’obtenir une mesure objective de la fonction respiratoire.

MPOC ou asthme : quelle différence?

La MPOC et l’asthme peuvent toutes deux provoquer de la toux, de l’essoufflement, une respiration sifflante ou une oppression respiratoire. Il s’agit toutefois de maladies différentes.

L’asthme se caractérise généralement par une plus grande variabilité des symptômes et de l’obstruction bronchique. La MPOC est plutôt caractérisée par une obstruction respiratoire persistante, généralement associée à des expositions respiratoires au fil des années.

Une personne peut toutefois présenter des caractéristiques complexes nécessitant une évaluation individualisée.

Qu’est-ce qu’une exacerbation de MPOC?

Une exacerbation correspond à une aggravation importante des symptômes respiratoires habituels.2 Elle peut notamment se manifester par :

  • une augmentation de l’essoufflement;
  • une augmentation de la toux;
  • une modification ou une augmentation des expectorations;
  • une diminution de la capacité à effectuer les activités habituelles.

Certaines infections respiratoires peuvent contribuer à provoquer une exacerbation. Une aggravation significative ou inhabituelle des symptômes mérite une évaluation.

MPOC et tabagisme

Chez une personne qui fume, l’arrêt du tabac constitue un élément particulièrement important de la prise en charge respiratoire.1 Une personne qui a déjà cessé de fumer peut néanmoins présenter une MPOC.

Il est donc important de mentionner au professionnel :

  • si vous fumez actuellement;
  • si vous avez déjà fumé;
  • pendant combien d’années;
  • la quantité approximative consommée;
  • vos autres expositions respiratoires.

Inhalateurs

Bien utiliser ses inhalateurs

Plusieurs traitements utilisés dans la MPOC sont administrés par inhalation. Il existe différents types d’inhalateurs et leur méthode d’utilisation peut varier.

L’efficacité du traitement dépend notamment du dispositif utilisé, de la technique d’inhalation, de la capacité à manipuler correctement le dispositif et de l’utilisation régulière du traitement lorsqu’il est prescrit.1

Conseil pratique : apportez vos inhalateurs à votre rendez-vous.

Notre équipe pourra ainsi voir les dispositifs que vous utilisez et revoir leur utilisation avec vous.

Lors d’un suivi, il peut être pertinent de vérifier :

  • la préparation de l’inhalateur;
  • la technique d’inspiration;
  • la coordination nécessaire;
  • la capacité à déclencher ou manipuler le dispositif;
  • l’entretien du dispositif;
  • la compréhension du traitement.

MPOC et activité physique

L’essoufflement peut amener une personne à diminuer graduellement son niveau d’activité. Cette diminution peut toutefois contribuer à une perte de condition physique, ce qui peut rendre certains efforts encore plus difficiles.

La prise en charge globale de la MPOC ne repose donc pas uniquement sur les médicaments. Selon la situation, elle peut aussi comprendre des interventions visant à maintenir les capacités physiques et l’autonomie.

Qu’est-ce que la réadaptation pulmonaire?

La réadaptation pulmonaire est une approche structurée destinée à certaines personnes vivant avec une maladie respiratoire chronique.1 Elle peut notamment comprendre :

  • de l’activité physique adaptée;
  • de l’enseignement;
  • des stratégies d’autogestion;
  • du soutien au maintien d’un mode de vie actif.

Selon la situation et la sévérité de la maladie, un professionnel peut orienter une personne vers les ressources appropriées.

MPOC et qualité de l’air au Québec

Les personnes atteintes de bronchite chronique, d’emphysème ou d’une autre MPOC font partie des groupes pouvant être plus vulnérables aux effets de la pollution de l’air.4

Pendant un épisode de mauvaise qualité de l’air ou de fumée de feux de forêt, certaines personnes peuvent présenter davantage de toux, d’essoufflement, de respiration sifflante ou d’inconfort respiratoire.

Il est pertinent de suivre les recommandations officielles du Québec lors de ces épisodes.

Pourquoi le suivi de la MPOC est-il important?

Le suivi permet notamment de faire le point sur :

  • l’évolution de l’essoufflement;
  • les activités devenues plus difficiles;
  • les exacerbations;
  • les traitements utilisés;
  • la technique d’inhalation;
  • les facteurs de risque;
  • la fonction respiratoire lorsque nécessaire;
  • les autres maladies pouvant influencer les symptômes.

L’objectif est de préserver autant que possible la qualité de vie et les capacités fonctionnelles.

Consulter

Quand consulter?

Une consultation peut être pertinente lorsqu’une personne présente l’un de ces éléments.

  • un essoufflement persistant ou progressif;
  • une toux chronique;
  • des crachats fréquents;
  • une diminution progressive de sa capacité à l’effort;
  • des antécédents importants de tabagisme associés à des symptômes respiratoires;
  • une MPOC connue dont les symptômes semblent moins bien maîtrisés;
  • des exacerbations respiratoires répétées.

Quand consulter rapidement?

Une augmentation importante ou inhabituelle des symptômes respiratoires mérite une évaluation rapide. Par exemple :

  • essoufflement beaucoup plus important qu’à l’habitude;
  • aggravation importante de la toux;
  • modification importante des expectorations;
  • diminution marquée de la capacité à effectuer les activités habituelles.

Quand s’agit-il d’une urgence?

Une difficulté respiratoire sévère constitue une situation urgente. Si une personne est en détresse respiratoire, si sa vie semble en danger ou si elle présente une difficulté respiratoire sévère, composez le 911 ou rendez-vous à l’urgence.

Pour une situation non urgente lorsque vous ne savez pas quelle ressource consulter, Info-Santé 811, option 1, permet de parler à une infirmière.5

Comment la Clinique IPS du Palais peut-elle vous accompagner?

Selon votre situation, notre équipe peut notamment vous accompagner pour :

  • évaluer un essoufflement ou une toux persistante;
  • rechercher des facteurs de risque de MPOC;
  • faire le point sur une MPOC déjà diagnostiquée;
  • évaluer l’évolution des symptômes;
  • revoir vos inhalateurs;
  • vérifier votre technique d’inhalation;
  • faire de l’enseignement;
  • réaliser une spirométrie lorsque celle-ci est indiquée;
  • assurer un suivi clinique;
  • vous orienter vers une autre ressource lorsque nécessaire.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Est-ce que tous les fumeurs développent une MPOC?

Non. Cependant, le tabagisme constitue l’un des principaux facteurs de risque de la MPOC.

Puis-je avoir une MPOC même si j’ai arrêté de fumer?

Oui. Une exposition importante au tabac dans le passé peut avoir contribué au développement de la maladie.

Puis-je avoir une MPOC sans avoir fumé?

Oui. D’autres expositions respiratoires peuvent être impliquées. Le tabagisme demeure toutefois un facteur majeur.

Une toux chronique signifie-t-elle que j’ai une MPOC?

Non. Une toux persistante peut avoir plusieurs causes. Elle doit être évaluée selon le contexte.

L’essoufflement est-il normal avec l’âge?

Une diminution progressive de la capacité respiratoire ne devrait pas automatiquement être considérée comme normale. Un essoufflement persistant ou qui augmente mérite une évaluation.

Comment confirme-t-on une MPOC?

La spirométrie joue un rôle important dans la confirmation du diagnostic lorsque la MPOC est soupçonnée.

La MPOC et l’emphysème sont-ils la même chose?

L’emphysème fait partie des maladies regroupées sous le terme MPOC.

La bronchite chronique fait-elle partie de la MPOC?

Oui. La MPOC regroupe notamment la bronchite chronique et l’emphysème, lorsqu’ils sont associés à une obstruction des bronches.

Dois-je apporter mes inhalateurs à mon rendez-vous?

Oui, lorsque possible. Cela permet notamment de vérifier vos dispositifs et leur technique d’utilisation.

La MPOC peut-elle s’aggraver temporairement?

Oui. Une aggravation importante des symptômes habituels est appelée une exacerbation et peut nécessiter une évaluation.

Sources

  1. Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Maladie pulmonaire obstructive chronique : guide d’usage optimal, outil d’interprétation spirométrique en soutien au diagnostic et rapport sur l’administration d’une spirométrie pré/postbronchodilatateur. Publication mise à jour le 14 septembre 2026, consultée le 6 octobre 2026. inesss.qc.ca
  2. INESSS. Exacerbation aigüe de la maladie pulmonaire obstructive chronique (EAMPOC), guide d’usage optimal. Avril 2026, consulté le 6 octobre 2026. inesss.qc.ca
  3. Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Prévalence de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Données 2024-2025, consultées le 6 octobre 2026. inspq.qc.ca
  4. Gouvernement du Québec. Effets de la pollution de l’air sur la santé. Mis à jour le 29 avril 2025, consulté le 6 octobre 2026. quebec.ca
  5. Gouvernement du Québec. Info-Santé 811. Mis à jour le 7 décembre 2022, consulté le 6 octobre 2026. quebec.ca

Cette page fournit de l’information générale et ne remplace pas une évaluation par un professionnel de la santé.