Test VPH
Le test VPH recherche la présence de certains virus du papillome humain à haut risque associés au développement du cancer du col de l’utérus.
Au Québec, il devient progressivement le test de première intention pour le dépistage.1
Santé sexuelle et reproductive · Saint‑HyacinthePrélèvement infirmier
Comprendre le test Pap, le test VPH et le prélèvement cervical.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus permet de rechercher des changements ou des infections pouvant mener, avec le temps, à des lésions précancéreuses ou à un cancer.
Pendant plusieurs années, le dépistage au Québec reposait principalement sur la cytologie cervicale, aussi appelée test Pap ou test de Papanicolaou. Le Québec effectue maintenant une transition vers le test VPH comme test de dépistage primaire.1
Selon votre âge, vos résultats antérieurs, vos antécédents et votre situation clinique, la professionnelle détermine quel test est approprié.
Au Québec en 2026
Les infections persistantes aux virus du papillome humain (VPH) causent la presque totalité des cancers du col de l’utérus.1
C’est pourquoi le Québec remplace progressivement le test Pap par le test VPH comme premier test de dépistage. Ce remplacement a commencé en 2023 et se poursuit dans les différentes régions. En Montérégie, le test VPH est maintenant offert comme test de dépistage primaire.1
Deux tests
Les deux tests sont réalisés à partir d’un prélèvement cervical, mais ils ne recherchent pas exactement la même chose.
Le test VPH recherche la présence de certains virus du papillome humain à haut risque associés au développement du cancer du col de l’utérus.
Au Québec, il devient progressivement le test de première intention pour le dépistage.1
La cytologie examine directement les cellules du col afin de rechercher des anomalies cellulaires.
Elle peut encore être utilisée dans certaines situations ou comme examen complémentaire selon les résultats obtenus.1
Le choix du test dépend des recommandations québécoises applicables à votre situation.
La cytologie
La cytologie du col consiste à prélever des cellules à la surface du col de l’utérus.
L’échantillon est ensuite analysé en laboratoire afin de rechercher des changements cellulaires anormaux.
À retenir :
Admissibilité
Au Québec, le dépistage par test VPH vise généralement les personnes âgées de 25 à 65 ans qui ont un col de l’utérus, selon leur admissibilité et leurs antécédents.23
Lorsque le test VPH est utilisé comme test primaire, l’intervalle recommandé est généralement de cinq ans chez les personnes admissibles dont le résultat permet de reprendre le dépistage régulier.12 Le protocole de l’INESSS prévoit par exemple un intervalle de trois ans chez les personnes immunosupprimées.2
La professionnelle détermine la fréquence appropriée selon votre dossier.
Un calendrier différent peut s’appliquer en présence :
Les infections par le VPH et les premières lésions du col sont souvent asymptomatiques.2 Une personne peut donc se sentir parfaitement bien tout en présentant une anomalie détectable au dépistage.
C’est précisément pour cette raison que le dépistage est effectué avant l’apparition de symptômes.
Important
Une cytologie ou un test de dépistage est destiné à une personne qui répond aux critères de dépistage. Les personnes qui présentent des symptômes ne font pas partie de la population visée par le dépistage.3
Le dépistage ne remplace pas une évaluation clinique lorsqu’une personne présente notamment :
Dans ces situations, une consultation clinique distincte peut être nécessaire afin de rechercher la cause des symptômes.
Menstruations : un saignement important peut parfois nuire à la qualité du prélèvement. Si vous avez vos menstruations au moment du rendez-vous, communiquez avec la clinique afin de vérifier s’il est préférable de maintenir ou de déplacer le rendez-vous.
Produits vaginaux : le protocole de l’INESSS indique de ne pas faire le test VPH si un gel, une crème, un lubrifiant vaginal ou une douche vaginale a été utilisé au cours des 24 heures précédentes.2
Votre rendez-vous
Vous êtes installée de façon à permettre l’examen du col de l’utérus.
Un spéculum est inséré délicatement afin de permettre de visualiser le col.
Une petite brosse est utilisée pour recueillir des cellules ou du matériel cervical, selon le test demandé.
L’échantillon est identifié et envoyé au laboratoire approprié pour analyse.
La procédure elle-même est généralement courte.
Confort
Le prélèvement peut provoquer une sensation de pression ou un inconfort temporaire, par exemple lors de l’insertion du spéculum. Certaines personnes ressentent une légère crampe.
Un léger saignement peut parfois survenir après le prélèvement.3
Si vous ressentez une douleur importante, signalez-le à l’infirmière.
Cela dépend notamment de l’importance du saignement et du type d’analyse prévue.
Communiquez avec la clinique avant le rendez-vous si vous avez vos menstruations.
Le virus du papillome humain est très fréquent : environ 80 % des personnes sexuellement actives contracteront une infection par un VPH au cours de leur vie.3
Le système immunitaire élimine généralement ces infections au bout de plusieurs mois à quelques années.3 C’est la persistance d’une infection par un type à haut risque qui peut mener à des lésions précancéreuses.
Comprendre vos résultats
Non. Un résultat positif signifie qu’un VPH à haut risque a été détecté. Cela ne signifie pas qu’un cancer est présent.3
Selon le type de VPH et les autres résultats, le suivi peut comprendre :
Certaines cellules observées au microscope ne présentent pas une apparence complètement habituelle.
Il existe plusieurs degrés et types d’anomalies. Certaines nécessitent seulement une surveillance, alors que d’autres justifient une investigation supplémentaire.
Un résultat anormal ne signifie donc pas automatiquement qu’un cancer est présent.
La colposcopie est un examen spécialisé du col de l’utérus, recommandé lorsque certains résultats nécessitent une investigation supplémentaire.
Le col est examiné avec un appareil grossissant et, au besoin, de petits prélèvements de tissu (biopsies) peuvent être effectués.3
Sa nécessité dépend du résultat et des recommandations québécoises.
Laboratoire
À la Clinique IPS du Palais, nous travaillons notamment avec Dynacare, un laboratoire privé, afin de faciliter l’analyse de certains prélèvements effectués à la clinique.
Dynacare offre au Québec des analyses de cytologie gynécologique et de détection du VPH (notamment test VPH, cytologie, ou les deux), selon la requête et l’indication clinique.4
Lorsque le prélèvement est effectué à la clinique et qu’une analyse privée Dynacare est choisie, l’échantillon est préparé et acheminé directement au laboratoire.
Un même endroit pour le prélèvement, l’organisation de l’analyse et le suivi.
Le recours à Dynacare n’est pas obligatoire.
Selon le test demandé, son admissibilité et les modalités du laboratoire concerné, notre équipe peut préparer les requêtes nécessaires pour une analyse :
Certaines analyses exigent un contenant, un dispositif ou une procédure propre au laboratoire qui effectuera l’analyse. Il est donc préférable de choisir le laboratoire avant le prélèvement.
Privé ou public
Le test lui-même doit répondre aux normes applicables, mais le parcours administratif et les frais peuvent être différents.
Pas nécessairement. Les frais dépendent du test demandé et du laboratoire choisi.
Lorsque des analyses privées sont proposées par l’intermédiaire de Dynacare, les frais applicables vous sont présentés avant la réalisation ou l’envoi de l’analyse.
Le laboratoire privé demeure un choix lorsque d’autres options sont disponibles.
Notre équipe peut vous expliquer les options applicables à votre situation.
Questions fréquentes
Oui, mais son rôle évolue. Le Québec remplace progressivement le test Pap par le test VPH comme test primaire de dépistage. La cytologie demeure cependant utilisée dans certaines situations, notamment selon les résultats et les besoins cliniques.
Oui. Le gouvernement du Québec indique que la Montérégie fait partie des régions où le test VPH est offert comme test de dépistage primaire (page mise à jour le 15 juin 2026).1
Non. Le dépistage vise justement à rechercher des anomalies chez des personnes qui ne présentent généralement aucun symptôme.
Pas nécessairement. Des symptômes gynécologiques nécessitent parfois une consultation clinique distincte plutôt qu’un simple test de dépistage.
Non. Une infection par le VPH peut demeurer présente ou devenir détectable longtemps après son acquisition : selon le gouvernement du Québec, les VPH peuvent rester dormants pendant 15 à 20 ans sans causer de symptômes. Un résultat positif ne permet donc pas de déterminer précisément quand l’infection a été contractée.3
Non. Les vaccins ne protègent pas contre tous les types de VPH. Les personnes vaccinées doivent donc suivre les recommandations de dépistage applicables à leur situation.5
Tarif
195 $
Prélèvement cervical réalisé par une infirmière lorsque celui-ci est indiqué. La professionnelle vérifie l’admissibilité au dépistage, explique le déroulement du prélèvement et s’assure que le test demandé correspond à la situation clinique.
L’échantillon peut être acheminé pour analyse chez Dynacare, notre partenaire de laboratoire privé. Selon la situation et le test requis, vous pouvez aussi choisir une requête pour le réseau public ou un autre laboratoire lorsque cette option est disponible.
La cytologie du col est un examen de dépistage et non une évaluation de symptômes gynécologiques. En présence de douleur, de saignements inhabituels, de pertes anormales ou d’autres symptômes, une consultation clinique distincte pourrait être nécessaire.
Les renseignements de cette page sont fournis à titre informatif et ne remplacent pas une évaluation par un professionnel de la santé.