Andropause : symptômes, baisse de testostérone et évaluation à Saint-Hyacinthe
Fatigue, baisse de libido, diminution de la force, troubles érectiles, changements d’humeur ou perte d’énergie? Ces symptômes peuvent parfois être associés à un déficit en testostérone, mais plusieurs autres causes sont possibles.
À la Clinique IPS du Palais à Saint-Hyacinthe, notre équipe peut vous accompagner pour faire le point sur vos symptômes, évaluer les causes possibles et déterminer si une investigation hormonale est pertinente.
Le mot andropause est souvent utilisé pour décrire certains changements hormonaux qui peuvent survenir chez l’homme avec l’âge. Ce terme peut cependant porter à confusion.
Contrairement à la ménopause, il n’existe généralement pas chez l’homme un arrêt soudain et universel de la production hormonale. La testostérone peut plutôt diminuer progressivement avec l’âge chez certaines personnes.
Lorsque cette baisse est suffisamment importante pour provoquer des symptômes et qu’elle est confirmée par des analyses appropriées, on parle davantage de déficit en testostérone ou d’hypogonadisme masculin.1
La testostérone diminue-t-elle forcément avec l’âge?
La production de testostérone peut diminuer progressivement avec l’âge, mais cette évolution varie beaucoup d’un homme à l’autre.
Un homme peut avoir une concentration plus faible sans présenter de symptômes importants. À l’inverse, des symptômes attribués à une « baisse de testostérone » peuvent parfois être liés à autre chose.
C’est pourquoi les symptômes seuls ne permettent pas de conclure à un déficit hormonal.
Les symptômes possibles
Quels symptômes peuvent être associés à un déficit en testostérone?
Les manifestations possibles peuvent toucher la sexualité, l’énergie, le corps et l’humeur.1
Baisse de libido
Moins d’érections spontanées, troubles érectiles
Fatigue et baisse d’énergie
Moins de masse musculaire et de force
Humeur plus basse, irritabilité, motivation
Difficultés de concentration
Une augmentation de la masse grasse ou une diminution de la densité osseuse sont aussi possibles dans certaines situations. Ces symptômes ne sont pas spécifiques à un déficit en testostérone.
Fatigue et baisse d’énergie : est-ce forcément hormonal?
Non.
La fatigue peut notamment être associée au manque de sommeil, à l’apnée du sommeil, au stress, à la dépression ou à l’anxiété, à l’anémie, aux troubles thyroïdiens, au diabète, aux médicaments, à la consommation d’alcool, à une maladie chronique ou à une baisse de condition physique.
Une évaluation globale est donc préférable avant d’attribuer la fatigue à la testostérone.
Baisse de libido
Une baisse du désir sexuel peut être associée à un déficit en testostérone, mais elle peut également être influencée par le stress, la fatigue, la qualité du sommeil, la relation de couple, la dépression, l’anxiété, les médicaments, la consommation d’alcool ou d’autres problèmes médicaux.
Le contexte est donc essentiel.
Santé sexuelle
Troubles érectiles et testostérone
Les troubles érectiles ne sont pas nécessairement causés par un déficit hormonal.
La présence de troubles érectiles peut donc être une occasion de faire un bilan plus global.
Ils peuvent également être associés à :
une maladie cardiovasculaire;
du diabète;
de l’hypertension;
du tabagisme;
des médicaments;
du stress ou de l’anxiété;
des facteurs neurologiques;
d’autres problèmes de santé.
L’évaluation
Comment évalue-t-on une possible baisse de testostérone?
L’évaluation commence par les symptômes et les antécédents. Un examen clinique et des analyses peuvent ensuite être indiqués.1
Le professionnel peut notamment vouloir connaître :
la nature, la durée et l’évolution des symptômes;
la libido et la fonction érectile;
la qualité du sommeil;
les médicaments;
la consommation d’alcool ou de substances;
les antécédents médicaux et cardiovasculaires;
les projets de fertilité;
les traitements hormonaux déjà utilisés.
Analyses
La prise de sang est-elle importante?
Oui.
Un déficit en testostérone ne devrait généralement pas être diagnostiqué uniquement à partir des symptômes. Il faut démontrer une concentration de testostérone compatible avec le diagnostic dans un contexte clinique approprié.1
La testostérone varie notamment selon le moment de la journée. Pour cette raison, l’évaluation hormonale est habituellement standardisée, avec un prélèvement le matin, et peut nécessiter plus d’une mesure selon la situation.1
Le momentLa concentration varie selon l’heure de la journée.
La répétitionUne seule valeur anormale ne suffit pas toujours.
Le contexteSommeil, maladie récente, médicaments, poids et facteurs métaboliques influencent le résultat.
Quelles autres analyses peuvent être demandées?
Selon la situation, le professionnel peut vouloir évaluer certains éléments pouvant aider à comprendre la cause d’un déficit hormonal ou à sécuriser une éventuelle prise en charge. Cela peut notamment comprendre certaines analyses hormonales et métaboliques.
Les examens choisis dépendent des symptômes, de l’âge, des antécédents et des résultats initiaux.
Pourquoi chercher la cause d’une faible testostérone?
Une faible testostérone n’est pas toujours simplement liée au vieillissement. Elle peut être influencée par différents facteurs, notamment :1
l’obésité;
les troubles du sommeil, dont l’apnée du sommeil;
certains médicaments;
une atteinte des testicules;
des troubles de l’hypophyse ou de l’hypothalamus;
certaines maladies chroniques.
La prise en charge peut donc être différente selon la cause.
Testostérone et poids
Le poids, la composition corporelle et la santé métabolique peuvent être associés aux concentrations de testostérone. Une personne présentant de l’obésité, une résistance à l’insuline, du diabète ou un syndrome métabolique peut présenter un portrait hormonal différent.
La santé hormonale masculine gagne donc à être évaluée dans une perspective plus globale.
Une mauvaise qualité de sommeil ou une apnée du sommeil peut notamment être associée à de la fatigue, une diminution d’énergie, une baisse de libido et des problèmes de concentration.
Ces symptômes peuvent ressembler à ceux d’un déficit hormonal. L’évaluation du sommeil peut donc être pertinente.
Avant d’envisager un traitement, il est pertinent d’évaluer la santé globale et les facteurs de risque cardiovasculaire.
Santé Canada mentionne d’ailleurs le diabète et les cardiopathies ischémiques parmi les maladies chroniques qui touchent les hommes, ce qui renforce l’intérêt d’une approche globale de la santé masculine.4
L’hypogonadisme correspond à une situation dans laquelle l’organisme ne produit pas suffisamment de testostérone en raison d’un problème affectant les testicules ou les mécanismes hormonaux qui les contrôlent.1
Il existe donc différentes formes d’hypogonadisme. La détermination de la cause peut influencer les examens et le traitement.
La testostérone peut-elle être prescrite simplement parce qu’on vieillit?
Pas automatiquement.
La testostérone est un médicament utilisé dans le traitement de certaines situations de déficit hormonal documenté. Au Canada, les produits de remplacement de la testostérone sont indiqués chez les hommes présentant une affection associée à un déficit ou à une absence de testostérone endogène.2
Le traitement doit donc reposer sur une évaluation médicale appropriée.
Traitement
Quand peut-on envisager une hormonothérapie par testostérone?
Une hormonothérapie peut être discutée lorsque les conditions ci-contre sont réunies. La décision doit être individualisée.
Différentes préparations de testostérone peuvent être utilisées selon la situation. Le choix dépend du produit, du profil clinique, des préférences et du suivi nécessaire. La Clinique IPS du Palais peut discuter avec vous des options appropriées à votre situation lorsque le traitement est indiqué.
Symptômes et évaluationDes symptômes compatibles et une évaluation clinique appropriée.
Déficit confirméUn déficit hormonal confirmé et une indication au traitement.
SécuritéAucune contre-indication importante.
Un traitement nécessite-t-il un suivi?
Oui.
Une hormonothérapie par testostérone nécessite un suivi clinique et biologique.1 L’objectif est notamment de :
évaluer l’amélioration des symptômes;
vérifier que le traitement atteint les objectifs visés;
surveiller certains paramètres de sécurité;
ajuster la prise en charge au besoin.
Il ne s’agit donc pas simplement de commencer de la testostérone et de poursuivre sans surveillance.
Testostérone et fertilité
C’est un point particulièrement important.
Une hormonothérapie par testostérone peut réduire la production de spermatozoïdes.1 Chez un homme qui souhaite concevoir un enfant maintenant ou dans le futur, le projet de fertilité doit donc être discuté avant le début du traitement.
Certaines situations d’hypogonadisme associées à un désir de procréation nécessitent d’autres approches thérapeutiques; l’INESSS reconnaît d’ailleurs des traitements spécifiques pour induire la production de spermatozoïdes chez l’homme atteint d’hypogonadisme hypogonadotrophique qui désire procréer.3
La testostérone est-elle un traitement de la dysfonction érectile?
Pas nécessairement.
Chez un homme présentant réellement un déficit en testostérone, corriger ce déficit peut améliorer certains symptômes sexuels. Cependant, la dysfonction érectile a souvent plusieurs causes et peut nécessiter une approche différente.1
Une testostérone plus élevée signifie-t-elle une meilleure santé?
Non.
Le but d’une prise en charge hormonale n’est pas de maximiser artificiellement la testostérone. L’objectif est de traiter un déficit lorsqu’il existe réellement et lorsque le traitement est indiqué.
Des concentrations excessives peuvent entraîner des effets indésirables.
Les suppléments « boosters de testostérone » sont-ils équivalents à un traitement médical?
Non.
Des produits commerciaux sont parfois vendus avec des affirmations liées à la production de testostérone. Cela ne signifie pas qu’ils constituent un traitement équivalent à une hormonothérapie médicale ni qu’ils corrigent un hypogonadisme documenté.
Un traitement hormonal prescrit repose sur une évaluation clinique, des analyses et un suivi.
Santé hormonale masculine : une approche globale
Une évaluation hormonale peut être l’occasion de regarder également :
le sommeil et l’humeur;
l’activité physique et la masse musculaire;
la santé sexuelle;
la santé métabolique et cardiovasculaire;
le poids;
la consommation d’alcool ou de tabac.
Cette approche permet d’éviter de considérer la testostérone comme l’unique explication à des symptômes souvent multifactoriels.
Consulter
Quand consulter?
Une consultation peut être pertinente lorsque vous présentez de façon persistante l’un de ces éléments.
Le terme est couramment utilisé, mais il ne correspond pas exactement à la ménopause féminine. Chez l’homme, la production hormonale peut diminuer progressivement et certains hommes développent un déficit en testostérone symptomatique.
À quel âge commence l’andropause?
Il n’existe pas d’âge précis ou universel. Les changements hormonaux varient considérablement d’une personne à l’autre.
Une baisse de libido signifie-t-elle que ma testostérone est basse?
Pas nécessairement. De nombreux facteurs peuvent influencer la libido.
La fatigue signifie-t-elle que j’ai besoin de testostérone?
Non. La fatigue peut avoir de nombreuses causes. Une évaluation est nécessaire avant de conclure à un déficit hormonal.
Comment savoir si ma testostérone est trop basse?
L’évaluation repose sur les symptômes, le contexte clinique et des analyses sanguines appropriées.
Une seule prise de sang suffit-elle?
Pas toujours. Le professionnel peut demander une confirmation selon les résultats et le contexte.
Peut-on traiter un déficit en testostérone?
Oui, dans certaines situations où le déficit est documenté et où le traitement est approprié.
La testostérone peut-elle affecter la fertilité?
Oui. Un traitement à la testostérone peut réduire la production de spermatozoïdes. Le désir de fertilité doit être discuté avant le traitement.
Est-ce que la testostérone améliore automatiquement les érections?
Non. Les troubles érectiles peuvent avoir de nombreuses causes.
Dois-je arrêter la testostérone si j’en prends déjà?
Ne modifiez pas un traitement prescrit sans en discuter avec le professionnel qui assure votre suivi.
Grober ED, Krakowsky Y, Khera M, et coll. Guide de pratique de l’Association des urologues du Canada sur le déficit en testostérone chez l’homme : questions et réponses. Journal de l’Association des urologues du Canada (CUAJ), 2021;15(5), consulté le 6 octobre 2026. cua.org (PDF)
Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). AndroGel — Extrait d’avis au ministre (indication : thérapie de remplacement chez l’homme en cas de déficience ou d’absence de testostérone endogène). 1er octobre 2002, consulté le 6 octobre 2026. inesss.qc.ca
INESSS. Gonadotrophine chorionique, Ovidrel et Pregnyl — Procréation assistée (avis au ministre). Juin 2016, consulté le 6 octobre 2026. inesss.qc.ca (PDF)
Santé Canada. Améliorer la santé des hommes et des garçons au Canada. Modifié le 2 juin 2026, consulté le 6 octobre 2026. canada.ca
Cette page fournit de l’information générale et ne remplace pas une évaluation individualisée par un professionnel de la santé.