Pression artérielle
Un facteur majeur, souvent silencieux.
Hypertension artérielleEnseignement · Cœur et vaisseauxSaint‑Hyacinthe
Prévenir avant l’apparition des symptômes.
Les maladies cardiovasculaires ne commencent généralement pas le jour d’un infarctus ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Elles peuvent évoluer silencieusement pendant des années sous l’influence de l’hypertension, du cholestérol, du diabète, du tabagisme, de la sédentarité, de certains troubles du sommeil, des antécédents familiaux ou de l’âge.
À la Clinique IPS du Palais à Saint-Hyacinthe, l’évaluation cardiovasculaire ne repose pas sur un seul examen ou une seule prise de sang : l’objectif est de dresser un portrait global pour déterminer ce qui mérite d’être surveillé, corrigé ou investigué dans votre situation.
Votre santé cardiovasculaire en six volets
Un facteur majeur, souvent silencieux.
Hypertension artérielleComprendre le LDL, les triglycérides et le risque athéroscléreux.
Cholestérol et dyslipidémiePrévenir et détecter le diabète et les anomalies métaboliques.
DiabèteActivité physique, alimentation, tabac et alcool.
Santé métaboliqueRepérer notamment une possible apnée du sommeil.
Troubles du sommeilTenir compte de ce que vous ne pouvez pas modifier.
Votre risque cardiovasculaire ne dépend jamais d’un seul chiffre. C’est l’association de vos facteurs de risque, de vos antécédents et de vos résultats qui permet d’obtenir un portrait pertinent.
Comprendre
Elle regroupe les interventions qui visent à réduire le risque de développer ou d’aggraver une maladie du cœur ou des vaisseaux : maladie coronarienne, infarctus, AVC, maladie artérielle périphérique ou complications de l’hypertension.
Cœur + AVC souligne que plus une personne cumule de facteurs de risque, plus son risque est élevé.8 C’est pourquoi l’évaluation cherche à déterminer le risque cardiovasculaire global plutôt qu’à juger un facteur isolé.
Primaire ou secondaire?
Prévention primaire : chez une personne qui n’a jamais eu d’événement cardiovasculaire, éviter qu’un premier événement survienne. Par exemple, une personne avec de l’hypertension, un cholestérol élevé et des antécédents familiaux.
Prévention secondaire : chez une personne qui a déjà eu un infarctus, un AVC ou une maladie coronarienne ou artérielle périphérique, réduire le risque de récidive.
Les facteurs que l’on peut modifier
Une élévation persistante de la pression, souvent silencieuse. Mal contrôlée, elle peut causer des complications cardiaques, cérébrales, rénales et oculaires.4
Certaines particules lipidiques favorisent l’athérosclérose. Le bilan peut comprendre LDL, HDL, triglycérides, non-HDL, et parfois ApoB et Lp(a), à interpréter avec les autres facteurs.
Le diabète est un facteur de risque cardiovasculaire important.8 La prévention ne se limite pas à la glycémie : pression, cholestérol, fonction rénale, tabac, activité et alimentation comptent aussi.
Fumer triple le risque de mourir d’une maladie du cœur ou d’un AVC, selon Cœur + AVC.7 L’arrêt du tabac est l’une des interventions les plus importantes.
Les personnes sédentaires doublent leur risque de maladie du cœur et d’AVC.7 La SCC recommande au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée à élevée par semaine.2
Il n’est pas nécessaire de devenir un athlète : réduire les longues périodes d’inactivité compte aussi.
Le gouvernement du Québec recommande de manger sainement selon le Guide alimentaire canadien.1 Plus de 70 % du sodium consommé provient des aliments transformés.3
L’objectif n’est pas une alimentation parfaite, mais des habitudes durables.
Une consommation élevée ou excessive d’alcool augmente le risque d’hypertension, de maladie du cœur et d’AVC.7 Le gouvernement du Québec recommande de s’abstenir ou de réduire sa consommation.1
Cœur + AVC compte l’apnée du sommeil parmi les affections qui sont des facteurs de risque.8 Ronflements importants, pauses respiratoires, réveils avec étouffement ou somnolence le jour peuvent la faire suspecter.
Un stress élevé ou prolongé peut faire augmenter le cholestérol et la pression artérielle.7 Il influence aussi le sommeil, l’activité, l’alimentation, l’alcool et le tabac. C’est un élément du portrait global, rarement la seule cause.
Le poids est un élément parmi d’autres : l’hypertension, la dyslipidémie ou le diabète peuvent survenir à différents poids. Les saines habitudes de vie aident à prévenir les maladies cardiovasculaires, et ce, peu importe votre poids corporel.1
Ce qu’on ne peut pas modifier
Ils ne se changent pas, mais ils aident à comprendre votre niveau de risque.
Cœur + AVC cite l’âge, le sexe (le risque augmente après la ménopause), les antécédents familiaux de maladie du cœur précoce, les origines africaine ou sud-asiatique et l’appartenance aux Premières Nations, aux Métis ou aux Inuits.6
Le gouvernement du Québec considère comme précoce un événement survenu chez un proche avant 55 ans chez un homme ou avant 65 ans chez une femme.5 Certaines conditions génétiques, comme l’hypercholestérolémie familiale ou une lipoprotéine(a) élevée, peuvent justifier une évaluation plus poussée.2
Certaines conditions augmentent le risque et justifient, selon la SCC, un dépistage lipidique à tout âge : maladie rénale chronique, diabète, hypertension, maladies inflammatoires (comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus), VIH, MPOC ou un trouble hypertensif pendant une grossesse.2
Cœur + AVC mentionne notamment l’hypertension de grossesse et le diabète de grossesse, la prééclampsie, le syndrome des ovaires polykystiques, certains contraceptifs hormonaux et la baisse des œstrogènes à la ménopause.8,9 Les antécédents de grossesse font donc partie de l’évaluation, même des années plus tard.
Risque global
C’est la probabilité de présenter un événement cardiovasculaire sur une période donnée, estimée à partir de plusieurs paramètres plutôt que d’un seul résultat.
La Société canadienne de cardiologie recommande de l’évaluer avec un outil validé au Canada (score de risque de Framingham ou modèle CLEM) tous les 5 ans entre 40 et 75 ans, et un dépistage lipidique dès 40 ans, ou plus tôt en présence de certaines conditions.2
Le gouvernement du Québec indique qu’un dépistage de la dyslipidémie peut être recommandé entre 40 et 75 ans, et plus tôt ou plus tard selon la situation.1 De bonnes habitudes de vie sont toutefois bénéfiques bien avant 40 ans.
Peut-on être à risque en se sentant bien?
Oui.
Plusieurs facteurs importants sont généralement silencieux : hypertension, cholestérol élevé, prédiabète, athérosclérose débutante. Attendre les symptômes n’est donc pas une bonne stratégie de prévention.
Une surveillance plus fréquente peut être utile en cas de :
Le bilan
L’évaluation est adaptée à la personne. Il n’existe pas une seule « prise de sang cardiovasculaire ».
Antécédents personnels et familiaux, médicaments, grossesses.
Mesure standardisée, comparaison des deux bras lorsque pertinente, mesures à domicile ou MAPA.
Bilan lipidique (avec ApoB ou Lp(a) au besoin), glycémie ou HbA1c, fonction rénale, électrolytes, selon la situation.
Tabac, activité physique, alimentation, alcool, sommeil, stress.
Les examens
Une mesure bien faite demande du repos, un brassard adapté, une bonne position et l’absence de conversation. Comparer les deux bras fait partie de la première évaluation.
La MAPA mesure automatiquement la pression pendant les activités, au repos et pendant le sommeil. Elle aide notamment à confirmer une hypertension ou à comprendre des valeurs variables.
Il enregistre l’activité électrique du cœur. La SCC recommande de ne pas le faire chez les personnes asymptomatiques à faible risque de maladie coronarienne : il est plutôt indiqué selon les symptômes, les antécédents ou certains traitements.10
Il compare la pression aux chevilles à celle des bras pour rechercher une maladie artérielle périphérique, lorsque le contexte le justifie. Ce n’est pas un test systématique.
Elle peut fournir la fréquence cardiaque, l’activité, certaines alertes ou un ECG simplifié. Elle ne permet pas d’évaluer le cholestérol, le diabète, l’athérosclérose ni le risque cardiovasculaire global.
Hypertension, glycémie élevée, triglycérides élevés, foie gras métabolique et apnée du sommeil se retrouvent souvent ensemble. Une approche globale permet d’agir sur plusieurs facteurs à la fois.
Oui.
Selon Cœur + AVC, près de 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités grâce à de saines habitudes de vie.6 Selon la situation, la stratégie peut comprendre le traitement de l’hypertension, du cholestérol ou du diabète, l’arrêt du tabac, l’activité physique, l’alimentation, la réduction de l’alcool, le traitement d’une apnée du sommeil, la gestion du poids lorsque pertinente et des médicaments préventifs lorsqu’ils sont indiqués.
Non.
Les habitudes de vie sont la base, mais elles ne remplacent pas un traitement lorsqu’il est indiqué : hypertension importante, risque élevé, maladie cardiovasculaire connue, LDL très élevé ou diabète à risque élevé.
Médicaments et habitudes de vie ne s’opposent pas : ils sont complémentaires.
La prévention concerne les situations non urgentes. Composez le 911 en présence de symptômes pouvant évoquer un infarctus ou un AVC, par exemple :
Un bilan préventif ne doit jamais retarder une prise en charge urgente.
Cela dépend du niveau de risque. Chez les adultes de 40 à 75 ans sans maladie cardiovasculaire connue, la SCC propose une réévaluation du risque environ tous les 5 ans.2
Une surveillance plus rapprochée est souvent utile en présence d’hypertension, de diabète, de dyslipidémie, de maladie rénale ou d’un traitement cardiovasculaire.
À la Clinique IPS du Palais, un bilan de santé peut intégrer plusieurs dimensions de la prévention : mesure de la pression (et comparaison des deux bras au besoin), bilan lipidique, glycémie, fonction rénale lorsque pertinente, révision des médicaments, antécédents familiaux, tabagisme, activité physique, alimentation, sommeil, santé métabolique et estimation du risque cardiovasculaire.
Selon les résultats, nous déterminons avec vous les éléments rassurants, les facteurs à surveiller, les changements prioritaires, les examens complémentaires pertinents et les traitements pouvant être indiqués.
Questions fréquentes
Possiblement. Plusieurs facteurs de risque importants sont silencieux, notamment l’hypertension et le cholestérol élevé. La pertinence d’une évaluation dépend de votre âge, de vos antécédents et de vos facteurs de risque.
Pas nécessairement. Un ECG renseigne sur l’activité électrique du cœur au moment de l’examen. Il ne mesure pas le cholestérol, le diabète, l’athérosclérose ni le risque cardiovasculaire global.
Non. Le cholestérol est important, mais il doit être interprété avec les autres facteurs de risque.
Une pression normale est favorable, mais elle ne permet pas à elle seule d’exclure les autres facteurs cardiovasculaires.
Potentiellement. L’âge, la génétique, le cholestérol, la pression, le diabète ou les antécédents familiaux peuvent être présents indépendamment du poids.
La Société canadienne de cardiologie recommande un dépistage à partir de 40 ans, ou plus tôt en présence de certains facteurs de risque ou de certaines conditions.
Non. Aucune stratégie ne peut éliminer complètement le risque. La prévention vise à réduire autant que possible les facteurs modifiables et à repérer les personnes qui bénéficient d’une intervention préventive.
La prévention cardiovasculaire ne consiste pas à rechercher un seul chiffre parfait, mais à comprendre l’ensemble de votre profil : pression, cholestérol, glycémie, tabac, activité, alimentation, sommeil, antécédents, conditions médicales et âge.
Certains facteurs ne peuvent pas être modifiés. Plusieurs autres peuvent être améliorés ou traités, et plus ils sont repérés tôt, plus il est possible d’agir avant l’apparition de complications.
Prévenir, c’est connaître son risque pour pouvoir agir sur ce qui peut réellement être changé.
Les renseignements de cette page sont fournis à titre informatif et ne remplacent pas une évaluation par un professionnel de la santé.