Enseignement · Cœur et vaisseauxSaint‑Hyacinthe

Cholestérol et dyslipidémie : comprendre vos résultats et votre risque car­dio­vas­cu­laire

LDL, HDL, triglycérides, ApoB et lipoprotéine(a) : votre bilan lipidique fournit bien plus qu’un simple taux de cholestérol.

Le cholestérol est un type de gras dont le corps a besoin pour fonctionner normalement; la majeure partie est fabriquée par le foie.5 Le problème n’est donc pas d’avoir du cholestérol, mais que certains lipides circulent en quantité anormale dans le sang : on parle alors de dyslipidémie.

À la Clinique IPS du Palais à Saint-Hyacinthe, l’évaluation du cholestérol ne consiste pas uniquement à regarder si un chiffre est « trop haut ». Les résultats sont interprétés avec vos autres facteurs de risque afin d’évaluer votre risque cardiovasculaire global.

Votre bilan en un coup d’œil

Quatre repères pour lire votre bilan

LDL

Le cholestérol LDL

Particule centrale dans le développement de l’athérosclérose : en trop grande quantité, il peut s’accumuler dans la paroi des artères.5

HDL

Le cholestérol HDL

Information utile, mais à interpréter avec l’ensemble du profil.

TG

Les triglycérides

Autre type de gras sanguin, qui peut augmenter dans plusieurs situations métaboliques.7

Lp(a)

La lipoprotéine(a)

Facteur surtout génétique que la Société canadienne de cardiologie recommande de mesurer une fois dans la vie.1

Votre résultat de cholestérol ne s’interprète jamais seul. Le risque cardiovasculaire global détermine ce que vos résultats signifient pour vous.

Comprendre

Qu’est-ce qu’une dyslipidémie?

Le gouvernement du Québec la décrit comme une maladie chronique caractérisée par un niveau anormal (trop élevé ou trop bas) de lipides dans le sang, et rappelle qu’elle constitue un facteur important de risque cardiovasculaire.3

Comme il ne se dissout pas dans le sang, le cholestérol y circule transporté par différentes particules appelées lipoprotéines. Ce sont ces particules que l’on cherche à évaluer lors d’un bilan lipidique.

Elle peut notamment prendre la forme :

  • d’un cholestérol LDL élevé;
  • de triglycérides élevés;
  • d’un cholestérol non-HDL élevé;
  • d’une ApoB élevée;
  • d’une combinaison de plusieurs anomalies;
  • ou de certaines anomalies d’origine génétique.

Les paramètres

Ce que mesure votre bilan lipidique

Le cholestérol LDL

Le LDL-C, ou cholestérol transporté par les lipoprotéines de basse densité, est l’un des paramètres les plus utilisés pour évaluer le risque cardiovasculaire. En trop grande quantité, il peut s’accumuler dans la paroi des artères et nuire à la circulation vers le cœur et le cerveau.5

C’est pourquoi on l’appelle souvent le « mauvais cholestérol ». L’expression est pratique, mais imparfaite : c’est surtout son niveau et votre contexte cardiovasculaire qui sont importants.

Le cholestérol HDL

Le HDL-C est le cholestérol transporté par les lipoprotéines de haute densité. Il aide à éliminer l’excès de cholestérol du sang, d’où son surnom de « bon cholestérol ».5

Il ne faut toutefois pas l’interpréter isolément : un HDL élevé n’annule pas le risque associé à un LDL élevé, au tabagisme, au diabète, à l’hypertension ou à d’autres facteurs.

Les triglycérides

C’est la forme de gras la plus courante dans le corps.5 Ils peuvent augmenter avec l’obésité, une glycémie élevée et la résistance à l’insuline, la consommation d’alcool, certaines maladies du foie ou des reins, l’hypothyroïdie, la grossesse ou certains médicaments.7

Très élevés, ils augmentent aussi le risque de pancréatite.7

Le cholestérol non-HDL

Il correspond au cholestérol transporté par l’ensemble des particules pouvant contribuer à l’athérosclérose. Il se calcule simplement :

Cholestérol total − HDL

La Société canadienne de cardiologie lui accorde une place importante dans l’évaluation du risque.1,2

L’apolipoprotéine B (ApoB)

L’ApoB est une protéine présente sur les particules qui peuvent contribuer à l’athérosclérose. Elle donne une approximation de leur nombre.

Lorsque les triglycérides dépassent 1,5 mmol/L, la SCC préfère le cholestérol non-HDL ou l’ApoB au LDL-C pour le dépistage.1

Génétique

La lipoprotéine(a), un facteur à mesurer une fois

La Lp(a) est une particule dont le taux est surtout contrôlé par un seul gène. Selon la Société canadienne de cardiologie, il n’est pas influencé par l’âge, le sexe, le jeûne, l’inflammation ou les habitudes de vie.1

Le risque cardiovasculaire augmente avec le taux de Lp(a). Lorsqu’il est d’au moins 50 mg/dL (ou 100 nmol/L), la SCC recommande des changements d’habitudes de vie plus précoces et plus intensifs.1

Cette information peut être particulièrement utile en présence d’antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce, d’une maladie cardiovasculaire survenue malgré peu de facteurs de risque, ou d’un risque difficile à expliquer.

  • Surtout génétique
  • Mesurée une fois dans la vie
  • Peu influencée par les habitudes de vie

Qu’est-ce que l’athérosclérose?

C’est un processus qui se développe progressivement dans la paroi des artères. Le cholestérol peut s’y accumuler et former des plaques qui rétrécissent les artères et favorisent la formation de caillots.5

Selon l’artère touchée, cela augmente le risque de crise cardiaque, d’insuffisance cardiaque ou d’AVC.5 L’athérosclérose peut aussi toucher les artères des jambes.

Peut-on avoir un cholestérol élevé sans symptôme?

Oui, c’est même la règle.

Le cholestérol élevé n’a pas de symptôme : seule une prise de sang permet de le détecter.5 Le gouvernement du Québec précise que la dyslipidémie n’entraîne généralement pas de symptômes directs.3

Le dépistage repose sur une prise de sang, et non sur la présence de symptômes.

Dépistage

Qui devrait faire vérifier son cholestérol?

La Société canadienne de cardiologie recommande un dépistage chez les hommes et les femmes de 40 ans et plus (ou après la ménopause), et plus tôt chez certains groupes plus à risque, comme les personnes d’origine sud-asiatique ou autochtone.1,2

Le gouvernement du Québec indique qu’un dépistage peut être recommandé entre 40 et 75 ans, et que des personnes plus jeunes ou plus âgées peuvent aussi en bénéficier selon leur situation.4

Faut-il être à jeun?

Pas nécessairement. La SCC recommande un bilan sans jeûne, sauf chez les personnes dont les triglycérides sont connus comme supérieurs à 4,5 mmol/L.2

À tout âge, en présence notamment de :1

  • athérosclérose connue ou anévrisme de l’aorte abdominale;
  • diabète, hypertension ou tabagisme actuel;
  • antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce ou de dyslipidémie;
  • signes cutanés ou oculaires de dyslipidémie (xanthomes, xanthélasma, arc cornéen);
  • maladie rénale chronique ou obésité (IMC ≥ 30);
  • maladie inflammatoire (polyarthrite, lupus, maladie inflammatoire de l’intestin…), VIH ou MPOC;
  • dysfonction érectile;
  • antécédent de trouble hypertensif de la grossesse.

Interpréter

Qu’est-ce qu’un « bon » taux de cholestérol?

Il n’existe pas un seul chiffre idéal applicable à tout le monde.

Une valeur de LDL acceptable chez une personne à faible risque peut être trop élevée chez une personne qui a déjà subi un infarctus, qui a une maladie artérielle, un diabète, une maladie rénale chronique ou un risque cardiovasculaire global élevé.

Le bilan comprend habituellement le cholestérol total, le LDL, le HDL, les triglycérides et le cholestérol non-HDL. L’ApoB et la Lp(a) peuvent s’y ajouter selon la situation.

Le risque cardiovasculaire

C’est la probabilité de présenter un événement cardiovasculaire sur une période donnée. Il dépend notamment de l’âge, du sexe, de la pression artérielle, du cholestérol, du tabagisme, du diabète et des antécédents.

La SCC recommande de l’évaluer avec un outil validé au Canada (score de risque de Framingham ou modèle CLEM) tous les 5 ans entre 40 et 75 ans.2

Même LDL, décisions différentes

Pourquoi deux personnes ayant le même LDL peuvent recevoir des recom­man­da­tions différentes

Parce que le traitement vise avant tout à réduire le risque cardiovasculaire global, et non simplement à corriger un résultat de laboratoire.

Première personne

  • ne fume pas;
  • n’a pas de diabète;
  • a une pression normale;
  • n’a pas d’antécédent cardiovasculaire.

Deuxième personne

  • vit avec un diabète;
  • fait de l’hypertension;
  • fume;
  • a déjà subi un événement cardiovasculaire.

Le bénéfice attendu d’un traitement sera très différent entre ces deux situations.

Causes

Quels facteurs favorisent la dyslipidémie?

Les habitudes de vie

Selon le gouvernement du Québec : alimentation riche en sucres ou en gras saturés, inactivité physique, consommation excessive d’alcool et tabagisme.3

La santé

Diabète, maladie rénale chronique, certains médicaments et un tour de taille élevé (102 cm ou plus chez l’homme, 88 cm ou plus chez la femme), selon Québec.ca.3

L’hérédité

Le gouvernement du Québec cite les antécédents familiaux d’événement cardiaque précoce : avant 55 ans chez un homme ou avant 65 ans chez une femme.3

Le cholestérol peut-il être héréditaire?

Oui.

Certaines dyslipidémies sont fortement influencées par la génétique. L’exemple le plus connu est l’hypercholestérolémie familiale.6

Selon la Société canadienne de cardiologie, un LDL-C de 5,0 mmol/L ou plus évoque possiblement une dyslipidémie génétique comme l’hypercholestérolémie familiale, et une statine est alors recommandée.1,2

Une évaluation particulière peut aussi être indiquée devant des antécédents familiaux de cholestérol très élevé ou d’événements cardiovasculaires survenus jeunes.

Certaines maladies peuvent-elles modifier le cholestérol?

Oui.

Une dyslipidémie peut être secondaire à une autre condition. Le Conseil médical du Canada cite notamment :6

  • le diabète et l’hypothyroïdie;
  • certaines maladies du foie (cholestase);
  • le syndrome néphrotique (maladie rénale);
  • le tabagisme et l’obésité;
  • certains médicaments, comme les stéroïdes et les œstrogènes.

Il est donc parfois pertinent d’investiguer au-delà du bilan lipidique.

Diabète et cholestérol

Une glycémie élevée et la résistance à l’insuline peuvent faire augmenter les triglycérides.7 La SCC recommande une statine chez la plupart des personnes diabétiques de 40 ans et plus, ou de 30 ans et plus avec un diabète depuis 15 ans ou plus ou des complications microvasculaires.2

Hypertension et cholestérol

Ce sont deux facteurs de risque cardiovasculaire majeurs. Présents ensemble, leur effet sur le risque est plus important qu’un seul facteur isolé. L’hypertension fait d’ailleurs partie des situations où la SCC recommande un dépistage lipidique à tout âge.1

Une approche globale

Une évaluation cardiovasculaire complète considère la pression artérielle, le cholestérol, le diabète, le tabagisme, les antécédents, l’activité physique et la santé métabolique.

Habitudes de vie

Peut-on améliorer son cholestérol au quotidien?

Oui, dans une certaine mesure. La SCC recommande des changements d’habitudes de vie pour tous, y compris chez la plupart des personnes à faible risque qui ne prennent pas de médicament.2

S’alimenter sainement

Le gouvernement du Québec recommande une alimentation conforme au Guide alimentaire canadien.4 La SCC recommande une alimentation de type méditerranéen, qui a démontré des bénéfices cardiovasculaires.1

Légumes, fruits, grains entiers, légumineuses, noix et aliments peu transformés y occupent une place importante.

Bouger

Tous les adultes devraient cumuler au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée à élevée par semaine.1

L’activité physique profite aussi à la pression artérielle et à la santé métabolique.

Peu importe le poids

Une dyslipidémie peut survenir quel que soit le poids. Les saines habitudes de vie aident à prévenir les maladies cardiovasculaires, et ce, peu importe votre poids corporel.4

Arrêter de fumer

Le tabagisme est un facteur majeur de maladie cardiovasculaire. La SCC et le gouvernement du Québec recommandent de cesser de fumer.1,4

L’alcool et les triglycérides

La consommation d’alcool peut faire augmenter les triglycérides.7 Le gouvernement du Québec recommande de s’abstenir de boire de l’alcool ou d’en réduire la consommation.4

Les oméga-3 en vente libre

La SCC ne recommande pas les suppléments d’oméga-3 vendus sans ordonnance pour réduire le risque cardiovasculaire.1

Une forme pharmaceutique précise (l’icosapent éthyl) a été étudiée chez certains patients très ciblés.2

Médicaments

Quand utilise-t-on un médicament?

La décision dépend du risque cardiovasculaire global, et non seulement d’un résultat de cholestérol.

Selon la Société canadienne de cardiologie, une statine est recommandée en cas d’athérosclérose clinique, d’anévrisme de l’aorte abdominale, chez la plupart des personnes diabétiques ou atteintes de maladie rénale chronique, et lorsque le LDL-C est de 5,0 mmol/L ou plus.1

Chez les autres, la décision s’appuie sur le risque calculé : une statine est recommandée lorsque le risque à 10 ans est d’au moins 20 %, et envisagée à risque intermédiaire (10 % à 19,9 %) lorsque le LDL-C est d’au moins 3,5 mmol/L (ou ApoB ≥ 1,05 g/L ou non-HDL ≥ 4,2 mmol/L).2

  • Athérosclérose ou anévrisme de l’aorte
  • Diabète ou maladie rénale chronique (la plupart)
  • LDL-C de 5,0 mmol/L ou plus
  • Risque calculé élevé ou intermédiaire

Que sont les statines?

Les statines sont la classe de médicaments la plus utilisée pour réduire le LDL et le risque cardiovasculaire. Leur objectif principal est de réduire le risque d’événements cardiovasculaires, pas seulement d’améliorer un chiffre.

La SCC rapporte une réduction relative du risque de 20 % à 22 % pour chaque baisse de 1 mmol/L du LDL-C.2 Le bénéfice absolu dépend toutefois du risque de départ.

Sont-elles nécessaires pour tout LDL élevé?

Non. Chez la plupart des personnes à faible risque (score de Framingham inférieur à 10 %), la SCC recommande des changements d’habitudes de vie sans médicament.2

Existe-t-il d’autres médicaments?

Oui.

L’ézétimibe réduit l’absorption du cholestérol et abaisse le LDL-C d’environ 20 % de plus lorsqu’il est ajouté à une statine.1 Les inhibiteurs de la PCSK9 peuvent aussi être considérés dans certaines situations.

Chez les personnes ayant une maladie cardiovasculaire, la SCC recommande d’intensifier le traitement si le LDL-C demeure à 1,8 mmol/L ou plus (ou non-HDL ≥ 2,4 mmol/L, ou ApoB ≥ 0,7 g/L).1

Ces traitements ne sont pas nécessaires chez tout le monde.

Et les effets secondaires?

Comme tout médicament, les statines peuvent provoquer des effets indésirables, notamment des symptômes musculaires chez certaines personnes.

Lorsqu’un effet est suspecté, le professionnel peut revoir les symptômes, chercher d’autres causes, faire certaines analyses, modifier la dose, essayer une autre statine ou envisager une autre stratégie.

Ne cessez pas un traitement prescrit sans en discuter avec le professionnel qui assure votre suivi.

Et ensuite?

Si les valeurs se normalisent sous traitement, cela signifie généralement que le traitement fonctionne. La décision de réduire ou d’arrêter un médicament tient compte du risque initial et de la raison pour laquelle il a été commencé.

À quelle fréquence refaire un bilan?

Cela dépend du contexte. Après le début ou la modification d’un traitement, un contrôle plus rapproché permet d’évaluer la réponse, la tolérance et l’atteinte des objectifs.

Et si mes triglycérides sont très élevés?

Des triglycérides très élevés demandent une évaluation particulière. Au-delà de 10 mmol/L, ils sont considérés sévèrement élevés, et le risque de pancréatite aiguë augmente avec le taux.7

Le professionnel recherche alors notamment un diabète mal contrôlé, une consommation importante d’alcool, des médicaments, certaines maladies ou une cause génétique.7

Cholestérol élevé : faut-il paniquer?

Non.

Un résultat anormal mérite une évaluation, mais un chiffre ne s’interprète pas isolément. Un bilan anormal est surtout une occasion de mieux comprendre votre risque, d’identifier les facteurs modifiables, de déterminer si un traitement est indiqué et de mettre en place une prévention adaptée.

Évaluation du cholestérol et du risque car­dio­vas­cu­laire à Saint-Hyacinthe

À la Clinique IPS du Palais, l’évaluation d’une dyslipidémie peut comprendre, selon votre situation : la révision de votre bilan lipidique (LDL, HDL, triglycérides, non-HDL), l’ApoB et la Lp(a) lorsque pertinentes, l’évaluation de la pression artérielle, la recherche du diabète ou d’autres facteurs métaboliques, vos antécédents personnels et familiaux, l’estimation du risque cardiovasculaire, la révision des habitudes de vie et de la médication, l’initiation ou l’ajustement d’un traitement lorsqu’il est indiqué, et la planification du suivi.

L’objectif n’est pas seulement d’obtenir un « meilleur chiffre », mais de réduire votre risque cardiovasculaire à long terme.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel est le « mauvais » cholestérol?

Le cholestérol LDL est communément appelé le « mauvais cholestérol » parce qu’en trop grande quantité, il peut s’accumuler dans la paroi des artères. L’expression est toutefois simplifiée : c’est surtout son niveau et votre risque cardiovasculaire global qui comptent.

Quel est le « bon » cholestérol?

Le cholestérol HDL est souvent appelé le « bon cholestérol », parce qu’il aide à éliminer l’excès de cholestérol du sang. Un HDL élevé ne protège toutefois pas automatiquement contre un LDL élevé ou contre d’autres facteurs de risque.

Dois-je être à jeun pour ma prise de sang?

Pas nécessairement. La Société canadienne de cardiologie recommande un bilan lipidique sans jeûne, sauf chez les personnes dont les triglycérides sont connus comme supérieurs à 4,5 mmol/L.

À partir de quel âge faut-il vérifier son cholestérol?

La Société canadienne de cardiologie recommande un dépistage chez les hommes et les femmes de 40 ans et plus (ou après la ménopause), et à tout âge en présence de certaines conditions, comme le diabète, l’hypertension, le tabagisme ou des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce.

Est-ce qu’un LDL élevé signifie automatiquement que je dois prendre une statine?

Non. La décision dépend du niveau du LDL et du risque cardiovasculaire global. Un LDL-C de 5,0 mmol/L ou plus constitue cependant une situation où une statine est recommandée selon les lignes directrices canadiennes.

Pourquoi mesurer la Lp(a)?

Parce qu’une Lp(a) élevée augmente le risque cardiovasculaire et que son taux est surtout déterminé par la génétique. La Société canadienne de cardiologie recommande de la mesurer une fois dans la vie, lors du bilan lipidique initial.

Le cholestérol peut-il être élevé même si je mange très bien?

Oui. Les facteurs génétiques jouent un rôle important chez certaines personnes. L’alimentation n’est qu’un des facteurs qui influencent les valeurs lipidiques.

Puis-je savoir si mon cholestérol est élevé selon mes symptômes?

Non. Le cholestérol élevé ne cause habituellement pas de symptômes : seule une prise de sang permet de le détecter.

Une personne mince peut-elle avoir un cholestérol élevé?

Oui. Le poids ne permet pas de prédire à lui seul le profil lipidique ou le risque cardiovasculaire.

À retenir

La dyslipidémie ne se résume pas à avoir « trop de cholestérol ». Une évaluation complète peut comprendre le LDL, le HDL, les triglycérides, le cholestérol non-HDL, l’ApoB, parfois la Lp(a), et surtout votre risque cardiovasculaire global.

Chez certaines personnes, les habitudes de vie constituent l’intervention principale. Chez d’autres, un médicament est indiqué pour réduire le risque d’infarctus, d’AVC ou d’autres complications.

Le véritable objectif est de protéger vos artères et de réduire votre risque cardiovasculaire à long terme.

Sources

  1. Pearson GJ, Thanassoulis G, Anderson TJ et coll. 2021 Canadian Cardiovascular Society Guidelines for the Management of Dyslipidemia for the Prevention of Cardiovascular Disease in Adults. Canadian Journal of Cardiology, 2021; 37(8):1129-1150, consulté le 5 octobre 2026. ccs.ca
  2. Société canadienne de cardiologie. Overview of the Management of Dyslipidemia in Primary Prevention (lignes directrices 2021, chapitre 3). Consulté le 5 octobre 2026. ccs.ca
  3. Gouvernement du Québec. Dyslipidémie (cholestérol). Mise à jour le 30 janvier 2025, consultée le 5 octobre 2026. quebec.ca
  4. Gouvernement du Québec. Prévention et dépistage des maladies cardiovasculaires. Mise à jour le 30 janvier 2025, consultée le 5 octobre 2026. quebec.ca
  5. Agence de la santé publique du Canada. Cholestérol élevé. Modifiée le 18 septembre 2026, consultée le 5 octobre 2026. canada.ca
  6. Conseil médical du Canada. Dyslipidémie (objectif d’examen, version de mars 2022, mise à jour le 17 janvier 2024). Consulté le 5 octobre 2026. mcc.ca
  7. Squire P, Ghosh M. Acute pancreatitis caused by severe hypertriglyceridemia in a 61-year-old man on a carnivore diet. Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ), 27 avril 2026; 198(16):E622, consulté le 5 octobre 2026. cmaj.ca

Les renseignements de cette page sont fournis à titre informatif et ne remplacent pas une évaluation par un professionnel de la santé.