6,1–6,9mmol/L
Glycémie à jeun
Prédiabète : on parle d’anomalie de la glycémie à jeun.1
Enseignement · Santé métaboliqueSaint‑Hyacinthe
Une glycémie plus élevée que la normale, sans atteindre les critères du diabète.
Le prédiabète est surtout un signal de risque : le risque de développer un diabète de type 2 est plus élevé, et d’autres facteurs cardiovasculaires ou métaboliques peuvent être présents. Mais il n’évolue pas automatiquement vers le diabète : le gouvernement du Québec rappelle qu’il est possible de prévenir, de faire régresser ou, du moins, de retarder l’évolution du diabète.5
À la Clinique IPS du Palais à Saint-Hyacinthe, l’évaluation cherche à comprendre pourquoi la glycémie est élevée, votre niveau réel de risque, les autres facteurs métaboliques présents et les actions les plus pertinentes pour vous.
Les seuils canadiens
6,1–6,9mmol/L
Prédiabète : on parle d’anomalie de la glycémie à jeun.1
6,0–6,4% d’HbA1c
Prédiabète : glycémie moyenne plus élevée que la normale au cours des derniers mois.1
7,8–11,0mmol/L, 2 h après HGPO
On parle d’intolérance au glucose.1
Le prédiabète n’est pas un diabète et n’évolue pas nécessairement vers le diabète de type 2. Il constitue toutefois une occasion importante d’agir tôt.
Seuils publiés par Diabète Canada pour l’adulte en dehors de la grossesse.1
Comprendre
Après un repas, les glucides sont transformés en glucose, qui passe dans le sang. Le pancréas produit alors de l’insuline, une hormone qui aide le glucose à entrer dans les cellules.
Lorsque cette régulation devient moins efficace, la glycémie augmente. Le prédiabète correspond à une zone intermédiaire : plus élevée que la normale, mais pas assez pour répondre aux critères du diabète.
Les trois tests ne mesurent pas exactement la même chose et peuvent parfois repérer des personnes différentes.
À partir de quand parle-t-on de diabète?
Glycémies en mmol/L. Sans symptômes d’hyperglycémie, un résultat dans la zone du diabète doit généralement être confirmé.1
Habituellement, non.
Il est souvent découvert lors d’un bilan de santé, d’une prise de sang ou d’un dépistage ciblé. C’est pourquoi le dépistage est important chez les personnes à risque.
Le gouvernement du Québec recommande une évaluation rapide en cas d’augmentation de la quantité et de la fréquence des urines, de soif intense, de faim exagérée ou de perte de poids inexpliquée.4
Diabète Canada recommande un dépistage tous les 3 ans à partir de 40 ans, ou chez les personnes à risque élevé.1;2
Le dépistage peut être fait plus tôt ou plus souvent, tous les 6 à 12 mois, chez les personnes qui ont d’autres facteurs de risque.1
Au Québec, un professionnel peut aussi estimer votre risque avec le questionnaire FINDRISC et prescrire une prise de sang si le risque est élevé.5
Facteurs de risque
Selon Diabète Canada, le risque augmente notamment avec :1;2
L’âge de 40 ans ou plus, des antécédents familiaux de diabète et une origine africaine, arabe, asiatique, hispanique, autochtone ou sud-asiatique.
Un prédiabète déjà connu, un diabète de grossesse antérieur, l’hypertension, un cholestérol anormal, un excès de poids surtout abdominal, le syndrome des ovaires polykystiques, l’apnée obstructive du sommeil, l’infection au VIH, l’acanthosis nigricans (taches foncées sur la peau).
Les glucocorticoïdes et les antipsychotiques atypiques, ainsi que certains troubles psychiatriques (schizophrénie, dépression, trouble bipolaire).
Le prédiabète est multifactoriel : une personne n’a pas besoin de vivre avec une obésité pour en avoir un. Génétique, âge, répartition des graisses, habitudes de vie, médicaments et sommeil jouent aussi un rôle.
Mécanisme
Lorsque les tissus répondent moins bien à l’insuline, le pancréas doit en produire davantage pour garder la glycémie dans une plage acceptable. Avec le temps, cette compensation peut devenir insuffisante.
Le prédiabète peut être associé à une résistance à l’insuline, mais les deux termes ne sont pas synonymes : le prédiabète est défini par des résultats précis, la résistance à l’insuline est un mécanisme.
Le prédiabète s’inscrit parfois dans un ensemble de facteurs qui se retrouvent souvent ensemble : c’est ce qu’on appelle le syndrome métabolique.
Le prédiabète s’accompagne souvent d’autres facteurs de risque cardiovasculaire, comme l’hypertension ou un cholestérol anormal.
L’évaluation ne se limite donc pas à la glycémie : pression, cholestérol, tabac, fonction rénale, habitudes de vie et antécédents familiaux comptent aussi.
Triglycérides élevés, HDL plus bas ou autres anomalies lipidiques peuvent accompagner le prédiabète. Le bilan lipidique fait partie de l’évaluation.
L’hypertension et le prédiabète partagent plusieurs facteurs de risque et coexistent souvent. Leur présence ensemble rend la prévention cardiovasculaire encore plus importante.
Les tests
Elle mesure directement le glucose dans le sang après une période sans manger. Suivez les consignes de jeûne données par le laboratoire.
L’hémoglobine glyquée reflète la glycémie moyenne des derniers mois. Elle ne demande généralement pas d’être à jeun.
Diabète Canada ne la recommande pas pour le diagnostic chez les enfants, les adolescents, pendant la grossesse ou si un diabète de type 1 est soupçonné. Une anémie, une hémoglobinopathie ou une maladie grave du rein ou du foie peuvent aussi fausser le résultat.1
Une première glycémie est mesurée, la personne boit une solution de 75 g de glucose, puis une autre glycémie est faite deux heures plus tard. Ce test peut détecter une intolérance au glucose invisible sur la glycémie à jeun.
Une personne peut avoir une anomalie à un test et un résultat moins préoccupant à un autre : les résultats s’interprètent ensemble.
Agir
La première étape est d’évaluer le portrait global : confirmer les résultats au besoin, revoir l’alimentation, l’activité physique, la pression, le cholestérol, les médicaments, le sommeil et les antécédents familiaux. L’objectif est de cibler ce qui peut réellement être modifié.
Diabète Canada recommande au moins 150 minutes d’activité aérobique par semaine (marche, vélo, danse, natation…).3
Une progression adaptée vaut mieux que des séances trop longues au départ. Les muscles utilisent beaucoup de glucose : le renforcement musculaire peut compléter l’aérobie.
Diabète Canada propose des modèles comme l’alimentation DASH ou méditerranéenne, riches en légumes, fruits et grains entiers, avec de bons gras comme l’huile d’olive ou de canola, et moins d’aliments transformés et sucrés.3
Il n’est pas nécessaire d’éliminer les glucides : leur qualité, leur quantité et la répartition des repas comptent davantage.
Chez les personnes pour qui c’est indiqué et souhaité, perdre seulement 5 % de son poids initial peut aider à prévenir le diabète de type 2, selon Diabète Canada.3
La santé métabolique peut s’améliorer même avant une perte de poids importante.
Le gouvernement du Québec inclut un sommeil adéquat parmi les habitudes qui aident à prévenir le diabète de type 2.4 L’apnée obstructive du sommeil fait partie des facteurs de risque reconnus par Diabète Canada.2
Le stress n’explique pas à lui seul un prédiabète, mais il influence le sommeil, l’alimentation et l’activité physique. Le gouvernement du Québec inclut sa gestion dans la prévention du diabète de type 2.4
Le gouvernement du Québec compte l’arrêt du tabac parmi les mesures pour prévenir le diabète de type 2.4
Dans certaines situations, oui. La prise en charge repose d’abord sur les habitudes de vie, et un professionnel peut, au besoin, orienter vers un traitement médicamenteux.5
Un médicament n’est pas automatiquement indiqué dès qu’une HbA1c atteint la zone du prédiabète : la décision dépend de la glycémie, de l’âge, des autres facteurs de risque, du risque de progression et de vos préférences.
Il n’y a pas d’intervalle unique. Diabète Canada recommande un dépistage tous les 3 ans à partir de 40 ans, et tous les 6 à 12 mois chez les personnes qui ont d’autres facteurs de risque.1
Oui, notamment après des changements d’activité, d’alimentation, de sommeil ou de poids. Le risque futur n’est toutefois pas forcément identique à celui d’une personne qui n’a jamais eu de prédiabète : une surveillance reste pertinente.
Pendant la grossesse, les critères sont différents. Diabète Canada recommande un dépistage du diabète de grossesse entre 24 et 28 semaines, ou plus tôt chez les femmes à risque élevé.2
Un diabète de grossesse antérieur fait partie des facteurs de risque du diabète de type 2 : un suivi après la grossesse est important.1
Les critères et les outils diffèrent : l’HbA1c n’est pas recommandée pour le diagnostic chez les enfants et les adolescents.1
Cette page porte principalement sur l’adulte en dehors de la grossesse.
À la Clinique IPS du Palais, l’évaluation peut comprendre, selon votre situation : l’interprétation de la glycémie à jeun et de l’HbA1c, une HGPO lorsque pertinente, vos antécédents familiaux, la pression artérielle, le bilan lipidique, la recherche d’autres facteurs métaboliques, la révision des médicaments, le sommeil, l’activité physique, l’alimentation, le tabagisme et l’estimation du risque cardiovasculaire.
L’objectif : comprendre non seulement si votre glycémie est élevée, mais pourquoi, et quelles interventions réduiront votre risque à long terme.
Questions fréquentes
Non. Au Canada, une HbA1c de 6,0 à 6,4 % correspond à la plage du prédiabète chez l’adulte, lorsque l’HbA1c peut être utilisée pour le diagnostic. Le diabète est défini à partir de 6,5 %.
Non, selon les critères canadiens. Une glycémie à jeun de 6,1 à 6,9 mmol/L correspond à une anomalie de la glycémie à jeun (prédiabète). Le seuil du diabète est de 7,0 mmol/L ou plus.
Les valeurs peuvent revenir sous les seuils du prédiabète chez certaines personnes. Il est plus juste de dire que le prédiabète peut régresser, plutôt que d’affirmer qu’il est toujours réversible ou toujours permanent.
Non. Le risque est plus élevé, mais l’évolution n’est pas inévitable. Le gouvernement du Québec rappelle qu’il est possible de prévenir, de faire régresser ou, du moins, de retarder l’évolution du diabète.
Non. L’approche considère l’ensemble de l’alimentation plutôt que la suppression d’un seul aliment ou nutriment. Réduire les boissons sucrées et les produits très transformés est généralement un bon point de départ.
Pas automatiquement. La prise en charge commence par l’évaluation du risque et les habitudes de vie. Un médicament peut être envisagé dans certaines situations.
Oui. Le poids n’est qu’un des facteurs possibles.
Non. L’HbA1c ne nécessite généralement pas de jeûne, contrairement à la glycémie à jeun.
Le prédiabète correspond à une glycémie plus élevée que la normale sans répondre aux critères du diabète. Au Canada : glycémie à jeun de 6,1 à 6,9 mmol/L, HbA1c de 6,0 à 6,4 % ou glycémie de 7,8 à 11,0 mmol/L deux heures après une HGPO de 75 g.
C’est un signal d’intervention, pas une condamnation. Une détection précoce permet d’agir sur l’activité physique, l’alimentation, le sommeil, le tabac, la pression, le cholestérol et les autres facteurs métaboliques.
Les renseignements de cette page sont fournis à titre informatif et ne remplacent pas une évaluation par un professionnel de la santé.