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Arthrose : symptômes, évaluation et options de traitement à Saint-Hyacinthe

Douleur au genou, à la hanche, aux mains ou à une autre articulation? Raideur, craquements ou diminution progressive de la mobilité? L’arthrose est fréquente, mais ses symptômes et leur impact peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre.

À la Clinique IPS du Palais à Saint-Hyacinthe, notre équipe peut vous accompagner dans l’évaluation des douleurs articulaires, la prise en charge de l’arthrose et, lorsque cela est approprié, discuter de différentes options comme l’exercice, les traitements médicamenteux ou les infiltrations.

Comprendre

Qu’est-ce que l’arthrose?

L’arthrose, aussi appelée ostéoarthrite, est une maladie chronique de l’articulation. Elle ne correspond pas simplement à une « usure » mécanique : c’est une maladie de l’ensemble de l’articulation.1

Dans l’arthrose, plusieurs structures de l’articulation peuvent se modifier progressivement. Cela peut entraîner de la douleur, de la raideur et une diminution de la fonction de l’articulation.

L’articulation est un ensemble complexe comprenant notamment :

  • le cartilage;
  • l’os;
  • la membrane articulaire;
  • les ligaments;
  • les muscles;
  • les tendons.

Les articulations touchées

Quelles articulations sont souvent touchées?

L’arthrose peut toucher différentes articulations. Elle est particulièrement fréquente au niveau :1

Des genoux

Des hanches

Des mains et des doigts

Du pouce

De la colonne cervicale

De la colonne lombaire

Quels sont les symptômes de l’arthrose?

Les symptômes varient selon l’articulation et la gravité de la condition. Ils peuvent comprendre :1

  • douleur articulaire;
  • raideur;
  • diminution de la mobilité;
  • difficulté à effectuer certains mouvements;
  • craquements ou crépitements;
  • sensibilité autour de l’articulation;
  • gonflement léger chez certaines personnes;
  • diminution de la force;
  • difficulté à marcher ou à effectuer certaines activités.

La douleur est souvent influencée par l’activité.

La douleur est-elle toujours proportionnelle à la radiographie?

Non.

Certaines personnes peuvent présenter des changements importants à l’imagerie avec relativement peu de symptômes. À l’inverse, d’autres peuvent ressentir une douleur importante malgré des changements moins prononcés.1

L’évaluation repose donc sur :

  • les symptômes;
  • l’examen clinique;
  • la fonction;
  • l’impact sur la vie quotidienne;
  • et, lorsque nécessaire, l’imagerie.

Les facteurs de risque

Pourquoi l’arthrose se développe-t-elle?

Il n’existe pas une cause unique. Plusieurs facteurs peuvent contribuer au développement de l’arthrose.1

Âge

Le risque augmente avec l’âge, mais l’arthrose n’est pas une conséquence obligatoire du vieillissement.

Ancienne blessure

Une fracture, une blessure ligamentaire ou un traumatisme articulaire peut augmenter le risque d’arthrose plus tard.

Structure de l’articulation

Certaines particularités anatomiques peuvent modifier la façon dont les forces sont réparties dans une articulation.

Travail ou activités répétitives

Certaines activités peuvent imposer des contraintes répétées importantes à certaines articulations.

Poids

Un poids corporel plus élevé augmente les contraintes sur les articulations portantes comme les genoux et les hanches. Arthrite-Canada considère l’excès de poids comme un facteur de risque.

Facteurs génétiques

Certaines formes d’arthrose semblent également avoir une composante familiale.

Arthrose ou arthrite : quelle différence?

Le mot arthrite regroupe de nombreuses maladies qui touchent les articulations. L’arthrose est l’une de ces maladies.

Elle se distingue notamment des formes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite psoriasique ou la goutte.

Les traitements peuvent être très différents. Il est donc important de déterminer la cause de la douleur articulaire.

Arthrose ou tendinite?

Une douleur autour d’une articulation n’est pas toujours liée à l’arthrose. Elle peut parfois provenir d’un tendon, d’un muscle, d’une bourse, d’un ligament ou d’un nerf.

Une évaluation musculosquelettique aide à préciser la structure probablement responsable des symptômes.

L’évaluation

Comment diagnostique-t-on l’arthrose?

L’évaluation commence généralement par l’histoire des symptômes. Un examen musculosquelettique peut ensuite évaluer la mobilité, la force, la stabilité, la localisation de la douleur et le fonctionnement de l’articulation.

Le professionnel peut demander :

  • où se situe la douleur;
  • depuis combien de temps elle est présente;
  • quels mouvements l’aggravent;
  • si la douleur est présente au repos;
  • s’il existe une raideur;
  • si l’articulation gonfle;
  • s’il y a eu une ancienne blessure;
  • quelles activités sont devenues plus difficiles.

Faut-il toujours une radiographie?

Non.

Dans certains cas, le tableau clinique peut être suffisamment caractéristique.1 Une radiographie peut toutefois être pertinente lorsqu’elle peut aider à :

  • soutenir le diagnostic;
  • évaluer la structure de l’articulation;
  • rechercher une autre cause;
  • préparer certaines interventions;
  • documenter l’évolution.

Le professionnel détermine si une imagerie est nécessaire.

Est-ce qu’une IRM est nécessaire?

Pas systématiquement.

Une IRM n’est pas nécessaire pour toutes les personnes atteintes d’arthrose. Elle peut être utilisée dans certaines situations, lorsqu’une autre atteinte est suspectée ou lorsque l’information pourrait modifier la prise en charge.

Ce qu’on peut espérer

Peut-on guérir l’arthrose?

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement permettant de faire disparaître complètement le processus d’arthrose.

Arthrite-Canada souligne toutefois que les symptômes et le fonctionnement peuvent souvent être améliorés grâce à l’autogestion, à l’exercice, à l’activité physique, à la gestion du poids et à certains traitements.1

  • DouleurDiminuer la douleur.
  • Mobilité et forceAméliorer la mobilité et la force.
  • FonctionMaintenir les activités et ralentir la perte de fonction.

L’activité physique est-elle bonne pour l’arthrose?

Oui.

L’activité physique constitue l’un des piliers de la prise en charge.1 Elle peut contribuer à renforcer les muscles, améliorer la mobilité et l’équilibre, maintenir la fonction et réduire certains symptômes.

Dois-je éviter de bouger lorsque l’articulation fait mal?

Pas nécessairement.

Éviter complètement l’activité pendant de longues périodes peut entraîner une perte de force, une diminution de mobilité et une baisse de condition physique. L’objectif est plutôt d’adapter l’activité à la tolérance.

Une douleur importante ou inhabituelle mérite toutefois une évaluation avant de poursuivre certaines activités.

Quel rôle joue la physiothérapie?

La physiothérapie peut être particulièrement utile. Elle peut notamment contribuer à renforcer les muscles, maintenir ou améliorer l’amplitude articulaire, modifier certaines habitudes de mouvement, améliorer la fonction et développer un programme d’exercices adapté.

Au Québec, les cliniques musculosquelettiques publiques offrent notamment des évaluations musculosquelettiques complètes par un physiothérapeute, de l’enseignement sur l’autogestion de la douleur et des programmes d’exercices personnalisés.3

Quel rôle joue le poids?

Pour les articulations portantes comme les genoux et les hanches, une réduction du poids peut diminuer les contraintes mécaniques lorsque le poids constitue un facteur contributif.

L’objectif n’est pas uniquement un chiffre sur la balance. Une approche peut aussi viser l’amélioration de la composition corporelle, le maintien de la masse musculaire, l’amélioration de la capacité physique et la santé métabolique.

Médicaments

Quels médicaments peuvent être utilisés?

Selon la situation, différentes options peuvent être discutées pour soulager la douleur. Ces traitements ne conviennent pas nécessairement à tout le monde.1

Les anti-inflammatoires (AINS) peuvent notamment nécessiter davantage de prudence chez certaines personnes ayant des problèmes cardiovasculaires, rénaux ou digestifs, ou prenant certains médicaments. Une discussion avec un professionnel ou un pharmacien permet de choisir un traitement adapté.

Cela peut comprendre notamment :

  • des traitements topiques;
  • certains analgésiques;
  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens dans certaines situations.

Les infiltrations

Cortisone ou viscosuppléance?

Qu’est-ce qu’une infiltration de cortisone?

Une infiltration de corticostéroïde consiste à administrer un médicament directement dans ou autour d’une articulation selon l’indication.1 Dans certaines situations, elle peut diminuer temporairement la douleur, l’inflammation et la limitation fonctionnelle.

La durée de l’effet varie d’une personne à l’autre.

Une infiltration ne fait toutefois pas disparaître l’arthrose.

Qu’est-ce que la viscosuppléance?

La viscosuppléance, aussi appelée viscosupplémentation, consiste à injecter dans une articulation un produit à base d’acide hyaluronique. Elle est principalement discutée dans le contexte de l’arthrose du genou.

Les bénéfices sont incertains et variables : certaines personnes rapportent un soulagement, mais les études ne montrent pas de bénéfice cliniquement important de façon constante. La viscosuppléance ne reconstruit pas le cartilage et aucun résultat ne peut être garanti.

À la Clinique IPS du Palais, elle peut être discutée dans le cadre de l’évaluation musculosquelettique lorsque la situation s’y prête, en tenant compte des traitements déjà essayés, des bénéfices possibles et de leurs limites, des risques, des alternatives et du coût.

Le choix dépend notamment de l’articulation, du niveau de douleur, du degré d’arthrose, des traitements déjà essayés, des antécédents et du portrait clinique.

Une infiltration est-elle toujours indiquée?

Non.

Une infiltration n’est qu’une possibilité parmi plusieurs. La prise en charge de l’arthrose repose généralement sur plusieurs éléments :

  • l’éducation;
  • l’activité physique et les exercices;
  • la gestion du poids lorsque pertinente;
  • les traitements médicamenteux;
  • des interventions ciblées;
  • éventuellement, la chirurgie.

L’INESSS souligne d’ailleurs que la physiothérapie, le renforcement musculaire et la perte de poids peuvent s’inscrire dans une approche multimodale de l’arthrose du genou.2

Et le PRP?

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est parfois proposé pour l’arthrose du genou.

L’INESSS a évalué cette intervention en 2023 et a conclu que son remboursement public pour l’arthrose du genou ne constituait pas une option juste et raisonnable, tout en recommandant d’optimiser la trajectoire de soins, y compris les traitements conservateurs.2

Cela ne signifie pas que toutes les utilisations sont interdites, mais que les données et les indications doivent être considérées avec prudence.

Chirurgie

Quand envisage-t-on une chirurgie?

Pour certaines personnes présentant une arthrose sévère, la douleur et la perte de fonction peuvent devenir importantes malgré une prise en charge non chirurgicale adéquate. Une chirurgie peut alors être envisagée.

Elle est généralement réservée aux symptômes sévères qui ne répondent pas suffisamment aux traitements conservateurs.1

Les interventions les plus courantes comprennent notamment :

  • le remplacement du genou;
  • le remplacement de la hanche.

Selon l’articulation

Genou, hanche, mains et colonne

Arthrose du genou

Elle peut notamment provoquer une douleur à la marche ou dans les escaliers, de la raideur, une difficulté à se relever, une diminution de la mobilité et un gonflement occasionnel.

La prise en charge peut combiner exercices, renforcement, gestion du poids, médicaments, certaines infiltrations et une orientation spécialisée lorsque nécessaire.

Arthrose de la hanche

Elle peut parfois provoquer une douleur dans l’aine, dans la fesse, sur le côté de la hanche et parfois jusqu’au genou.

Les personnes peuvent remarquer des difficultés à marcher, à mettre leurs chaussures, à entrer dans une voiture ou à monter les escaliers.

Arthrose des mains

Elle peut toucher les doigts, les articulations distales et la base du pouce, et provoquer de la douleur, de la raideur, une déformation progressive ou de la difficulté à ouvrir un pot ou à saisir certains objets.

Arthrose de la colonne

Des changements arthrosiques peuvent toucher la colonne cervicale ou lombaire.

La présence d’arthrose visible sur une radiographie ne signifie pas nécessairement qu’elle est la cause de toutes les douleurs au cou ou au dos. L’évaluation clinique demeure donc importante.

Consulter

Quand consulter?

Une consultation peut être pertinente si vous présentez l’un de ces éléments.

  • douleur articulaire persistante;
  • raideur;
  • diminution de la mobilité;
  • difficulté à marcher;
  • douleur limitant vos activités;
  • douleur au genou ou à la hanche;
  • aggravation d’une arthrose déjà connue;
  • questions concernant une infiltration.

Quand consulter rapidement?

Une douleur articulaire nécessite une évaluation plus rapide lorsqu’elle est accompagnée notamment :

  • d’un gonflement important soudain;
  • d’une articulation très rouge ou chaude;
  • de fièvre;
  • d’une impossibilité soudaine de mettre du poids sur un membre;
  • d’une déformation après un traumatisme;
  • d’une douleur très importante et inhabituelle.

Ces symptômes peuvent indiquer autre chose qu’une simple arthrose.

Comment la Clinique IPS du Palais peut-elle vous accompagner?

Selon votre situation, notre équipe peut notamment :

  • évaluer votre douleur articulaire;
  • effectuer un examen musculosquelettique;
  • déterminer si le portrait est compatible avec de l’arthrose;
  • demander de l’imagerie lorsque nécessaire;
  • revoir les options de traitement;
  • discuter de stratégies d’activité physique;
  • évaluer la pertinence d’une infiltration;
  • discuter de cortisone ou de viscosuppléance lorsque cela est approprié;
  • assurer un suivi;
  • orienter vers la physiothérapie, l’orthopédie ou une autre ressource lorsque nécessaire.

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Virginie Jacques, IPSPL, s’intéresse notamment à la santé musculosquelettique, à la douleur chronique et aux infiltrations.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Est-ce que l’arthrose est simplement de l’usure?

C’est une façon trop simplifiée de la décrire. L’arthrose affecte plusieurs structures de l’articulation et est influencée par différents facteurs biologiques et mécaniques.

Peut-on avoir de l’arthrose jeune?

Oui. Une ancienne blessure, certaines particularités articulaires ou d’autres facteurs peuvent favoriser une arthrose plus précoce.

Est-ce que l’exercice abîme davantage l’articulation?

Une activité adaptée est généralement bénéfique et fait partie de la prise en charge de l’arthrose.

Une radiographie est-elle toujours nécessaire?

Non. Elle dépend du contexte clinique.

Une infiltration de cortisone guérit-elle l’arthrose?

Non. Elle peut réduire temporairement certains symptômes mais ne fait pas disparaître le processus d’arthrose.

Qu’est-ce que la viscosuppléance?

Il s’agit d’une injection intra-articulaire à base d’acide hyaluronique, principalement discutée pour l’arthrose du genou. Les bénéfices sont incertains et variables, et aucun résultat ne peut être garanti.

Peut-on avoir de l’arthrose sans douleur?

Oui. Des changements peuvent être visibles à l’imagerie sans provoquer de symptômes importants.

Est-ce que perdre du poids peut aider?

Lorsque le poids contribue aux contraintes sur les articulations portantes, une réduction du poids peut améliorer certains symptômes et la fonction.

Est-ce que l’arthrose mène forcément à une chirurgie?

Non. Beaucoup de personnes sont prises en charge sans chirurgie. Celle-ci est généralement envisagée lorsque les symptômes deviennent sévères et persistent malgré les autres traitements.

Sources

  1. Arthrite-Canada (Société de l’arthrite du Canada). L’arthrose (guide condensé). 2024, consulté le 6 octobre 2026. arthrite.ca (PDF)
  2. Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Utilisation du plasma autologue riche en plaquettes pour le traitement de l’arthrose du genou (avis). 31 mars 2023, consulté le 6 octobre 2026. inesss.qc.ca
  3. Gouvernement du Québec. Clinique musculosquelettique. Mis à jour le 26 août 2026, consulté le 6 octobre 2026. quebec.ca

Cette page fournit de l’information générale et ne remplace pas une évaluation individualisée par un professionnel de la santé.